Ploutocratie actionnariale

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chronique des tauxVu d'en haut, les assemblées d'actionnaires sont de plus en plus grises. Le petit cercle des actionnaires présents aux assemblées ? qui se recrute principalement dans le troisième âge ? s'est d'ailleurs étiolé un peu plus lors de la dernière saison. Selon le cabinet Proxinvest, seules 30.000 personnes, soit à peine 1 actionnaire sur 20, ont voté lors de ces réunions en 2008. Pour l'auteur de l'étude, la faute à ce très faible taux de participation incomberait à l'absence de modernisation de leurs services aux déposants des banques pour les procédures de vote? Ce déni de démocratie actionnariale va de pair avec un taux de contestation en net repli, de 5,1 à 4,1 % pour les sociétés de l'indice SBF 250. La contestation est encore plus jugulée pour les stars du CAC 40, où le taux d'opposition chute de 6,6 % à 4,8 %. Lors des assemblées, le blanc-seing semble être la règle : 93 % des indemnités de départ, en moyenne de deux ans du dernier salaire, ont été approuvées. Sans doute, les présents ont-ils tout autant benoîtement accueilli sans sourciller l'annonce lors de ces réunions de rémunération moyenne de 1,27 million d'euros, sans même que celles-ci ne donnent lieu à un vote. Parallèlement, le nombre de résolutions refusées n'a été l'an dernier que de 48 dans 24 sociétés contre 53 rejets, un an plus tôt. Pour faire face à cet affaiblissement, qui répond à la « confusion d'intérêt dans la sphère financière laquelle bride depuis vingt ans le rôle correctif des actionnaires en AG », Proxinvest en appelle aux pouvoirs publics pour mieux prévenir et de sanctionner les comportements occultes préjudiciables du type opérations d'initiés plus ou moins légales (EADS, Porsche?). Parallèlement, une réglementation des services des banques dépositaires, qui négligent encore trop souvent le vote par Internet pour mieux répartir le coût du contrôle actionnarial, améliorerait la situation qui requière également un renforcement du régime de la réparation collective des abus. nLors des assemblées, le blanc-seing semble être la règle : 93 % des indemnités de départ, en moyenne deux ans du dernier salaire, ont été approuvées.Par Maurice de Boisséson, (Octo Finances).

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