La production de films français atteint un niveau record

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En 2008, 240 films ont été produits en France, un niveau record qui n'avait été atteint qu'en 2005, a indiqué hier le CNC (Centre national de la cinématographie). Cela représente 1,5 milliard d'euros d'investissements (+ 24 % en un an). Toutefois, ces « bons » résultats sont dus à trois très gros budgets, qui représentent à eux seuls 180 millions d'euros : « Océans » de Jacques Perrin, et les épisodes 2 et 3 d'« Arthur et les Minimoys ». Cela rend les résultats 2008 atypiques, car il n'y a en général qu'un seul très gros budget par an, si ce n'est aucun. Ces trois films mis à part, le budget moyen progresse de 8 %, à 5,6 millions d'euros par film.Le CNC souligne aussi la bonne santé du cinéma français à l'export, avec un doublement en 2008 des revenus des mandats de vente à l'étranger. Quant au financement par les chaînes de télévision, il atteint un plus-haut historique, aussi bien pour Canal Plus que pour les chaînes en clair. Seule Arte recule (? 35 %).Mais la directrice générale du CNC, Véronique Cayla, est « prudente et inquiète » pour 2009 et 2010. Certes, le CNC « ne ressent pas encore » les effets de la crise dans les budgets qu'on lui soumet. Mais les obligations des chaînes de télévision (« premier bailleur de fonds du cinéma français », rappelle-t-elle) sont assises sur leur chiffre d'affaires, qui est en recul pour les chaînes historiques. Parallèlement, le prix de vente d'un film à l'étranger a déjà nettement chuté.redistribuer Enfin, la bipolarisation « persiste » entre petits et gros budgets, au détriment des films dits du milieu, c'est-à-dire au budget compris entre 4 à 7 millions d'euros. Véronique Cayla a répété sa volonté de « lutter » contre cette bipolarisation, en incitant France Télévisions et les Sofica à investir plus dans ces films du milieu. Elle propose aussi de redistribuer moins d'argent aux gros budgets, au profit des petits et moyens budgets, via une révision du « soutien automatique » (argent reçu par un producteur en fonction des entrées réalisées par son film précédent).Le CNC avait aussi proposé de réduire l'argent reçu par les coproducteurs, essentiellement les chaînes de TV (lire « La Tribune » du 13 février). Mais ces dernières ont protesté auprès de la ministre de la Culture, Christine Albanel, qui a « demandé au CNC de regarder de plus près ce point, qui reste donc à trancher », a indiqué Véronique Cayla. Selon elle, c'est un point mineur : « Cela porte sur quelques millions d'euros, soit moins de 10 % du montant global du rééquilibrage envisag頻.

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