La colère des universités ne faiblit pas

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Les personnels de l'Éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche formeront une bonne partie des bataillons aujourd'hui. De la maternelle à l'université, ils continuent de protester contre les réformes en cours et les suppressions de postes (13.500 dans l'éducation en 2009) malgré les successives concessions du gouvernement. C'est surtout dans l'enseignement supérieur que la grogne est la plus forte. Ni la réécriture du décret réformant le statut des enseignants-chercheurs, ni le gel des suppressions de postes en 2010 et 2011, ni les mesures transitoires sur la réforme de la formation des enseignants n'ont réussi à entamer leur mobilisation lancée début février à l'appel de la coordination nationale des universités. Actions diverses, grèves administratives, occupations, consultations nationales et coordinations (IUT, laboratoires en lutte, personnels de l'Éducation nationale et parents?) se multiplient. du jamais-vu !« On n'a jamais vu une grève d'une telle force dans l'universit頻, juge Jean-Louis Fournel, porte-parole de Sauvons la recherche. Même les franges les moins revendicatives sont sur le pont (syndicats réputés à droite, juristes, Dauphine, présidents d'université?). Une bonne quarantaine d'université (sur 83) sont bloquées ou en grève selon la coordination, une trentaine selon le ministère. C. J.

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