Le mauvais rêve californien

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Governator, comme on le surnomme en Californie, serait-il arrivé au bout de son rôle, épuisant le crédit de sympathie qui lui avait valu son élection à la tête du premier État américain, le 7 octobre 2003 ? Pour l'acteur hollywoodien, le rêve californien a viré au cauchemar, la crise précipitant la huitième puissance économique mondiale vers le bas. Et le tremblement de terre d'une force de 4,7, qui s'est produit dimanche soir dans la banlieue de Los Angeles sans faire de victime ni de dégât, pourrait être suivi d'une réplique électorale aujourd'hui, à l'occasion d'un référendum budgétaire. Les électeurs sont appelés à se prononcer sur 6 mesures, alliant hausse d'impots, redistribution de crédits ou encore extension des loteries. Le sujet n'est pas nouveau : le prédécesseur d'Arnold Schwarzenegger avait lui-même été élu sur un programme de remise à plat des finances locales. démocratie directeDepuis, la crise financière et immobilière a touché de plein fouet la Californie, où 2009 rime avec récession, chômage, procédures de saisies de maisons et chute des recettes fiscales. Mais la crise financière n'est pas seule responsable des déboires californiens. Un système de démocratie directe et des choix électoralistes ont contribué à accroître les dépenses de l'État de 40 % au cours des quatre dernières années : celui-ci doit en effet supporter le coût des mesures adoptées par référendum dans le domaine de la sécurité (prisons) et l'éducation. Quant à la décision d'Arnold Schwarzenegger, prise peu après son élection, de baisser de deux tiers des taxes sur les automobilistes, elle grève aujourd'hui les finances de la Californie de 6 milliards de dollars. C'est précisément le montant que l'ancien acteur a prévu d'emprunter à grands frais, la notation de la Californie étant la plus basse des États fédérés, et ce quel que soit le résultat du référendum aujourd'hui.

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