éducationEffectifs enseignants  : l'impossible équationAprès ...

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éducationEffectifs enseignants : l'impossible équationAprès 13.500 suppressions cette année, Xavier Darcos doit trouver 17.000 à 18.000 postes à économiser en 2010.Il ne sera peut-être plus là? Mais la confirmation hier du non-remplacement d'un départ sur deux à la retraite dans l'Éducation nationale en 2010 restera associé à Xavier Darcos. Certes, comme l'a rappelé hier dans « Les Échos » Éric Woerth, ministre du Budget, « la règle du 1 sur 2 s'adaptera aux contraintes de chacun ». Il n'empêche que, selon le ministère de l'Éducation nationale, le budget 2010 ne devrait pas déroger à ce principe. Soit au bas mot 17.000 à 18.000 suppressions de postes pour l'année scolaire 2010-2011. Un chiffre non confirmé par le ministère, les arbitrages étant en cours. Cette nouvelle saignée ne va pas faciliter la tâche d'un Xavier Darcos qui a déjà dû sacrifier 6.000 postes en 2007, 11.300 en 2008 et 13.500 cette année. « Cette rationalisation des moyens a permis de développer de nouveaux services comme les heures de soutien », argue-t-on rue de Grenelle, précisant que le taux d'encadrement ne baisse pas puisque les effectifs dans le secondaire fléchissent et que 500 classes vont être ouvertes à la rentrée 2009 dans le premier degré.« Nous ne pouvons pas accepter une définition de suppressions de postes qui ne repose pas sur une évaluation du système éducatif », réagit Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, constatant pour sa part une baisse du taux d'encadrement depuis 2002. Xavier Darcos va donc avoir maille à partir avec une communauté démotivée.Guerre des chiffresAutre difficulté, les dernières concessions sur la réforme de la formation des enseignants (« mastérisation ») limitent mécaniquement les possibilités de gains de postes. Les enseignants débutants, fonctionnaires stagiaires rémunérés (ils sont aujourd'hui près de 22.000), n'officieront finalement devant une classe que 12 heures par semaine, au lieu des 18 heures initialement prévues. Il y aura donc moins de classes prises en charge par ces stagiaires? D'où un plus grand besoin de postes d'enseignants. Alors que cette utilisation des stagiaires devait permettre d'économiser 10.000 postes, ce ne seront que 7.000 à 8.000 qui le seront, selon les syndicats. Un chiffre que réfute le ministère. Tout calcul est de fait risqué, relève Guy Barbier, du SE-Unsa, le nombre de postes mis au concours 2010 n'étant pas encore connu.Quoi qu'il en soit, la pilule ne passe pas, alors que l'enseignement supérieur, qui jouissait déjà d'une dérogation (1 départ sur 6 non renouvelé), voit ses suppressions de postes gelées pour 2010 et 2011. D'autant plus qu'outre les revalorisations salariales qui se font attendre, les syndicats précisent que non seulement les départs à la retraite baissent depuis 2008, mais en plus les effectifs commencent à augmenter au collège? Clarisse Jay

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