jean-paul chagnollaud

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Universitaire, spécialiste de la question palestinienneEst-ce que Barack Obama, qui rencontrait hier le Premier ministre israélien, peut débloquer le processus de paix au Proche-Orient ? Ses récentes annonces en direction de la Syrie ou de l'Iran témoignent d'un changement de politique de l'administration américaine. De plus, Barack Obama a clairement dit, à propos du conflit israélo-palestinien, qu'il fallait deux États ; il a aussi rappelé l'importance de la position de la Ligue arabe, énoncée en 2002 et réaffirmée en 2007, et favorable à la paix avec Israël si ce dernier se conforme au droit international. À présent, le président américain doit avancer : il en va de la crédibilité de sa politique étrangère. Dans ce sens, le discours qu'il prononcera le 4 juin prochain au Caire est très attendu.A-t-il les moyens de faire évoluer la situation ? Oui, car d'un point de vue politique, il se trouve en situation de force, d'autant que le gouvernement israélien est très isolé sur le plan international, comme l'a montré la visite de son ministre des Affaires étrangères en Europe, il y a quelques jours, et sa légitimité est fragile. Rappelez-vous l'exemple de George Bush senior, qui avait réussi à amener le Premier ministre Yitzhak Shamir, considéré comme un dur, à la conférence de Madrid en 1991. Propos recueillis par Éric CholÀ présent, le président américain doit avancer.flashinterview

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