Chaque président veut imprimer sa marque

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Pour cette investiture historique, Barack Obama a choisi de faire appel à Abraham Lincoln, apôtre de la lutte contre l'esclavage ? qu'il considérait comme « une injustice monstrueuse ». Mêmes lieux pour rythmer sa campagne, depuis l'annonce de sa candidature ? sur les marches de l'ancien Capitole de Springfield, Illinois ? à la célébration de la mémoire de Martin Luther King, hier, au Lincoln Memorial, sans oublier le parcours en train (le même dernier tronçon, en tout cas) pour arriver dans la capitale fédérale. Et c'est certain, le discours de Barack Obama aura ce midi à Washington, des accents « lincolniens ». Certains prononcés à la même occasion sont restés dans les annales. Depuis le « Help me God » ajouté par George Washington après avoir juré sur la Bible de servir son pays en 1789 ? et que les présidents après lui ont décidé d'adopter ?, jusqu'à la phrase de John F. Kennedy : « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays », que l'on retrouve encore aujourd'hui au fronton de nombreuses écoles publiques. Sans oublier l'admonestation de Franklin Delano Roosevelt, en des temps ressemblant étrangement à ceux que connaît actuellement l'Amérique : « La seule chose dont nous devons avoir peur, c'est la peur elle-même. » L'Amérique de Lincoln a accepté les Noirs pour la première fois au défilé après sa réélection, celle de Woodrow Wilson fera de même avec les femmes ? 52 ans plus tard ! Les réélections semblent d'ailleurs propices aux initiatives : le bal inaugural de Harry Truman a été le premier à accueillir des Noirs. En 1949, on commémorait encore le sang versé côte à côte, pendant la deuxième guerre mondiale. Son investiture a aussi été la première à être retransmise à la télévision. Pas question en revanche de célébration pour la première investiture de Woodrow Wilson : en pleine Première Guerre mondiale, l'extravagance était hors jeu. Exubérant de nature, Bill Clinton n'a pas fait dans la mesure lors de sa seconde intronisation : les soirées dansantes (pas moins de 14) ont battu leur plein. Entre la crise économique et l'enthousiasme que soulève ce moment historique, le couple Obama a retenu une dizaine de bals, auquel il fera une apparition. De la réserve donc, mais pas autant que Jimmy Carter : voulant afficher sa solidarité à l'égard de ses concitoyens, en plein choc pétrolier, il a choisi de se passer de voiture, tandis que son épouse portait une vieille robe? Shocking ! L. J. B.

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