Le premier de la classe au piquet

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Le premier de la classe qui se laisse aller à un excès de zèle ne tarde jamais à le payer. Les dirigeants de BNP Paribas, auxquels leurs pairs reprochent l'arrogance dans l'affaire Kerviel d'abord et dans la crise financière ensuite, pourraient bien l'apprendre à leurs dépens. En se livrant à la veille du week-end à des confidences sur leur intention de renoncer à leurs bonus 2008 pour se conformer aux exigences de l'Élysée, Michel Pébereau et Baudouin Prot se sont attiré les foudres de leurs camarades. Rangés pour l'heure derrière la position du président de la Fédération bancaire française, Georges Pauget, ils considèrent que leur comité de rémunération est seul habilité à se prononcer sur le sujet et que BNP Paribas a beau jeu de se parer de « fausses vertus ». D'autant que la banque va devoir se faire pardonner un quatrième trimestre calamiteux qui l'oblige à repasser au guichet de l'État pour restaurer des fonds propres, jugés par le marché particulièrement insuffisants. B. S.

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