Coûteuses retraites

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chronique des tauxAux États-Unis, où les retraites sont assurées par un système par capitalisation, la crise boursière est en train de poser de très graves problèmes. Les portefeuilles des fonds de pension américains accumulent les pertes. Dans le secteur privé, le plus souvent, les plans sont à « cotisations définies », c'est-à-dire que l'employeur est quitte une fois versées ses cotisations et que c'est le salarié qui supporte les effets de la performance des portefeuilles boursiers. Il y a cependant des secteurs entiers de l'industrie, en particulier l'automobile, où les plans sont à « prestations définies », c'est-à-dire que l'employeur s'engage sur un niveau de pension de retraite pour ses salariés et supporte le risque boursier. Les entreprises sont alors tenues de renflouer les fonds si les actifs baissent. Avec la crise boursière, de nombreuses entreprises industrielles ne pourront pas assumer leurs engagements et devront déposer le bilan. Tout cela est bien connu, mais le plus inquiétant n'est peut-être pas là. Il est sans doute dans la situation des retraites du sec teur public. Les États, principaux employeurs du secteur public américain, ont tous des systèmes de retraite par capitalisation à « prestations définies ». Les fonds de pension des États ont perdu depuis le début de la crise 37 % de leurs actifs, soit 865 milliards de dollars, selon le Center for Retirement Research at Boston College. C'est énorme ! Pour donner un exemple, les États ont dépensé 113 milliards en 2006 pour la police et les pompiers. Il n'est pas possible juridiquement de changer les pensions de retraites des fonctionnaires, ni, politiquement, d'augmenter les impôts locaux. Les États vont devoir diminuer les dépenses courantes. Il faut d'urgence renflouer les États et si possible faire remonter la Bourse. C'est ce qui explique pourquoi le nouveau gouvernement américain est prêt à dépenser sans compter : il craint la crise politique. n Les fonds de pension des États américains ont perdu depuis le début de la crise 37 % de leurs actifs, soit 865 milliards de dollars.

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