Airbus réduit ses cadences de production

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Au regard de la situation catastrophique du transport aérien, ce n'est probablement qu'un début. Après six ans de hausse continue de la production, Airbus va réduire les cadences. À partir d'octobre prochain, la construction des avions moyen-courriers de la famille A320 ? qui représentent plus de 70 % des ventes ? sera ramenée de 36 à 34 appareils par mois. La baisse représente donc l'équivalent de 24 appareils sur une base annuelle. Répartie à 50-50 entre Toulouse et Hambourg, elle épargne la nouvelle usine chinoise de Tianjin d'où une dizaine d'appareils doit sortir en 2009 avant de monter à quatre par mois en 2011. De quoi faire grincer des dents les salariés européens. Déjà, en octobre dernier, l'avionneur européen avait décidé de geler ses objectifs de montée en puissance à 40 appareils par mois en 2010. Dans le même temps, la production des gros-porteurs est plafonnée à son niveau actuel de 8,5 avions par mois. Airbus renonce ainsi à la porter à 10 par mois d'ici à 2010 comme prévu initialement. L'A380, dont 18 appareils doivent être livrés cette année, n'est, pour l'heure, pas concerné selon Airbus. Mais Air France a déjà l'intention de ne recevoir que deux des trois exemplaires prévus à l'automne.Mises en place à partir d'octobre, ces mesures ne remettent pas en cause l'objectif de livraisons fixé par Airbus d'environ 480 avions en 2009. « Actuellement, il n'y a pas d'impact sur le personnel », assure le constructeur. Mais demain ? Le président d'Airbus, Tom Enders, a précisé qu'il n'excluait pas de « réduire davantage les cadences de production, le cas échéant. » La chute du trafic aérien est si brutale qu'elle pousse les compagnies aériennes à réduire leurs capacités. Livraisons menacéesEn ce sens, les livraisons d'avions destinées à faire de la croissance sont menacées. Celles commandées par des compagnies qui pourraient disparaître le sont forcément aussi. Tout comme les livraisons ayant vocation à remplacer des avions obsolètes. Focalisées sur leur trésorerie, certaines compagnies pourraient être tentées de ne pas honorer leurs commandes. Même si les aides au financement d'avions apportées par les constructeurs ou par certains États permettent de contourner la crise du crédit. F. G.

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