Vacances à l'étranger  : un été propice aux bonnes affaires

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Les bonnes affaires foisonnent cet été chez les voyagistes : les « Happy Weeks » du Club Med proposant 1.000 euros de réduction pour une famille, ? 70 % sur un séjour en hôtel-club tout compris chez Jet Tours, l'opération « Tout le monde doit partir » chez Expedia, qui affiche des promotions allant jusqu'à ? 31 % sur près de cent destinations, des « séjours de rêve à prix soldés jusqu'à ? 45 % » promis chez Nouvelles Frontières grâce à une « deuxième démarque ». C'est la débauche des « prix imbattables » entre les spécialistes des vacances à l'étranger.Cet été, les professionnels du voyage ne bluffent pas. Il y a vraiment des disponibilités à vendre pour les mois de juillet et d'août. « C'est une grande déception chez les tour-opérateurs qui espéraient que l'attentisme constaté chez leurs clients en juin allait se transformer en achat de dernière minute. Cela n'a pas eu lieu », constate le président du Ceto (Cercle des tour-opérateurs français), René-Marc Chikli. Il est convaincu que cette défection des touristes ne profite pas aux vacances en France, malgré les déclarations positives notamment des campings de l'Hexagone. En effet, le groupe Pierre et Vacances affichait à fin juin une stabilité de son activité de location dans ses résidences.engagements rediscutésLes voyagistes accusent des retards d'activité à deux chiffres, qui peuvent atteindre ? 20 % par rapport à l'an passé. Plutôt que de voir leurs avions décoller à vide et leurs hôtels sous-occupés, les grandes marques du tourisme n'ont pas d'autres solutions que de brader les départs en juillet. « C'est l'ultime alternative pour un tour-opérateur », précise l'expert du Ceto. Cela peut revenir à vendre moins cher que les charges liées à l'élaboration du voyage. Pour limiter ce type de vente, les voyagistes tentent actuellement de maximiser au mieux leurs stocks en annulant des rotations d'avions ou en groupant plusieurs dessertes sur un même vol. Les engagements hôteliers sont également rediscutés. Nombre d'hôteliers sont alors tentés de vendre en direct, grâce à Internet, les chambres libérées par les voyagistes.Dans ce contexte, la guerre des nerfs bat son plein pour le mois d'août. « Les professionnels attendent en ce moment les réservations pour les séjours en août et, si elles ne viennent pas, il y aura à nouveau des promotions », souligne René-Marc Chikli. Le porte-parole de la profession n'a jamais vu cela. « Les années précédentes, août était complet trois mois à l'avance. Pouvoir réserver jusqu'au dernier moment des séjours en août représente, cette année, un avantage client monstrueux », analyse cet expert.incertitudesCette situation va laisser des traces dans les comptes des tour-opérateurs, qui travaillent déjà en temps normal avec des marges réduites. Juillet et août « sont des mois dominants dans la constitution des résultats » des acteurs du voyage. Ils sont mal partis pour 2009. Après cet été sans visibilité, l'automne ne s'annonce pas brillant. La conjoncture économique ne s'améliore pas. De plus, ceux qui ont envie de partir sous les soleils lointains cet hiver ne manquent pas de raisons d'attendre pour s'engager financièrement face aux incertitudes sur l'ampleur de l'épidémie de grippe A dans le monde. Pour tenter de convaincre ces clients de réserver à l'avance, Nouvelles Frontières propose dès à présent 200 euros de réduction par personne sur les vacances d'hiver. Un avant-goût des promotions qui auront lieu cet hiver ?

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