Le Japon saisi par la fièvre des fusées

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Le Japon sera-t-il une des nations spatiales de demain ? L'archipel y croit en tout cas. Parti très tard dans la course aux étoiles, il s'efforce de rattraper son retard en mettant les bouchées doubles. En dix ans, il s'est doté d'une industrie de lanceurs. En janvier, il a mis en orbite grâce à H-2A, le lanceur nippon, un premier satellite d'observation des gaz à effet de serre. Il y a quelques mois, le Comité de politique spatiale, rattaché au cabinet du Premier ministre, a approuvé la poursuite d'un programme de vols habités dans l'espace. Tokyo veut maintenant avoir « son » Japonais sur la Lune.Mais ces efforts sont vus avec condescendance par les vieux routiers de l'espace. Comme les Européens par exemple. « Ils ont un programme spatial parce que ça fait chic, sans ambition politique? Ils sont soutenus par la commande publique, or la dette de l'État est telle que les commandes vont se tarir. Certes leurs lanceurs fonctionnent, mais dès que nous entrons dans la sophistication, les Japonais sont à la traîne », persifle un industriel du secteur. « Depuis cinq ans, tous les satellites nippons partent par Arianespace », se félicitait récemment Jean-Yves Le Gall, le président d'Arianespace, de passage à Tokyo? Régis Arnaud à Tokyo

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