Les pôles de compétitivité invités à se rapprocher

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ovationNouveau tournant pour les pôles de compétitivité. En visite jeudi à Olivet (Loiret) dans une entreprise du pôle S2E2, le ministre de l'Industrie a invité les 71 pôles de compétitivité à « mutualiser leurs moyens par thématique ». À la clé, un « bonus », dont le pourcentage, en cours d'arbitrage, sera décidé en septembre. Cette « prime aux bons élèves » revient à en finir avec la logique territoriale qui a prévalu lors de la labellisation des pôles en 2005. Le gouvernement devrait d'ailleurs revenir sur leur zonage, « a priori en contradiction avec la politique de coordination », a suggéré Christian Estrosi.Pour autant, pas question de supprimer des pôles. « On a vu à l'usage que les 71 pôles ne sont pas trop nombreux », a rassuré Christian Estrosi. Certes, certains des 13 pôles jugés « en sursis », à nouveau audités cet automne, devront se rapprocher d'autres pôles en vue d'une « seconde chance ». « Ceux qui n'accepteront pas ces règles du jeu sortiront d'eux-mêmes du dispositif », estime Christian Estrosi. Mais les pôles devant « contribuer à la sortie de crise », le gouvernement va au contraire en labelliser cet automne de nouveaux dédiés aux écotechnologies. En « nombre restreint » toutefois. « Nous misons à fond sur la croissance ?verte?, a insisté le ministre. Les écotechnologies représentent un potentiel de 50 milliards d'euros d'activité à l'horizon 2020 et 280.000 emplois. »désengagement de l'étatReste la question du financement. Si l'enveloppe de 1,5 milliard d'euros a été reconduite pour la phase 2009-2011, l'État compte néanmoins se désengager petit à petit au profit des collectivités locales, de la Caisse des dépôts et surtout du privé, tels les capital-risqueurs. Le Fonds unique interministériel (FUI) ne contribuera ainsi plus qu'à hauteur de 600 millions d'euros contre 830 millions auparavant. Or, la crise rend plus frileux les investisseurs privés alors même que nombre de projets désormais en phase d'industrialisation nécessitent de nouveaux moyens. Mi-juin, les 17 pôles à vocation mondiale ont d'ailleurs réclamé une aide supplémentaire de l'État de 900 millions d'euros. Un appel entendu par le ministre. « L'État doit redonner un coup d'accélérateur », a-t-il assuré, ajoutant cependant que la « politique du saupoudrage » est terminée.C. J., à Olivet

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