Nétanyahou propose l'ouverture économique à la Palestine

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Proche-OrientLa « paix économique » que Benyamin Nétanyahou a fait miroiter aux Palestiniens se met peu à peu en place. Le Premier ministre israélien a annoncé une série de mesures pour désentraver l'économie de la Cisjordanie. Mais les principaux intéressés restent très sceptiques. Pour les Palestiniens, le scénario proposé par Benyamin Nétanyahou relève d'un leurre destiné à éviter de traiter des questions politiques. Malgré tout, Benyamin Nétanyahou, qui a récemment accepté pour la première fois l'idée d'un État palestinien démilitarisé, veut aller de l'avant, ne serait-ce que pour prouver sa bonne volonté aux États-Unis et aux Européens qui le pressent de desserrer l'étau sur la Cisjordanie. Il a ainsi ordonné l'ouverture vingt-quatre heures sur vingt-quatre du poste frontière situé sur le pont Allenby qui enjambe le Jourdain et relie la Cisjordanie à la Jordanie afin de faciliter notamment le transit des exportations palestiniennes.Plusieurs barrages routiers en Cisjordanie vont être supprimés, le gouvernement s'étant aussi engagé à lever rapidement les obstacles « bureaucratiques » pour la création de trois projets de zones industrielles en coopération avec les Palestiniens avec l'aide de la France à Bethléem (voir encadré), de l'Allemagne à Jénine et du Japon à Jéricho.dialogue de sourdsLe gouvernement espère ainsi faire de la Cisjordanie une sorte de « vitrine » dont la prospérité va contraster par rapport à la bande de Gaza, contrôlée depuis trois ans par les islamistes du Hamas et soumise à un blocus israélien dévastateur. Reste à savoir si ce pari peut réussir. Comme le souligne la Banque mondiale, les déplacements des biens et des personnes vitales pour toute activité économique vont continuer à relever du parcours du combattant avec les centaines de barrages routiers installés par l'armée israélienne.De plus, Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, refuse de jouer le jeu. Bref, le dialogue de sourds risque de durer, tandis que l'Europe a toute chance de continuer à assurer les fins de mois de l'Autorité palestinienne constamment menacée de cessation de paiements.

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