Boehringer se lance dans la lutte contre le diabète

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Boehringer Ingelheim ne connaît pas la crise. A l'heure où les grands laboratoires pharmaceutiques peinent à trouver de nouvelles molécules et réduisent leurs équipes de R&D, le laboratoire familial allemand, quatorzième groupe mondial (11 milliards d'euros de ventes en 2007), se fait fort de figurer en bonne place dans la lutte contre le diabète. Historiquement présent dans les maladies respiratoires et cardio-vasculaires, Boehringer travaille depuis 2001 sur ce thème dans son centre de recherche de Biberach, en Allemagne. Le groupe compte trois molécules en développement dont la plus avancée, Ondero, doit être commercialisée à l'horizon 2011. " Nous visons à la fois les États-Unis et l'Europe, avec l'idée que ce médicament a le potentiel pour être l'un des meilleurs sur son segment ", a indiqué à La Tribune Andreas Barner , vice-président du conseil de Boehringer, qui s'est refusé à préciser le chiffre d'affaires attendu.Le diabète touche 180 millions de personnes dans le monde et le nombre de malades devrait doubler d'ici à 2030, selon l'OMS. Cette pathologie entraîne des complications multiples (cardio-vasculaires, rénales...) et a été l'an dernier à l'origine de plus de 230 milliards de dollars (près de 178 milliards d'eurios) de dépenses de santé. De quoi expliquer l'intérêt croissant des grands laboratoires (Pfizer, Eli Lilly, Sanofi, Roche...) pour cette pathologie.Chez Boehringer, plus gros laboratoire non coté au monde, les dépenses de R&D ont bondi de 10 % l'an dernier, à 1,7 milliard d'euros. L'allemand dispose d'un total de neuf molécules en phase III de développement (la plus avancée), dont deux en oncologie, dont il attend également des revenus significatifs. En France, Boehringer a obtenu un accord sur le prix de son antithrombotique oral Pradaxa, déjà en vente en Allemagne et qui sera disponible dans l'Hexagone en janvier 2009. Si les études destinées à soutenir de nouvelles indications - dont les résultats sont attendus l'an prochain - se révèlent concluantes, ce produit pourrait concurrencer le Lovenox de Sanofi-Aventis, blockbuster dont les ventes ont atteint 2,6 milliards d'euros en 2007.

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