Accor pris dans la tourmente conjoncturelle

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Les chiffres du troisième trimestre 2008 ont enregistré le début d'un réel ralentissement économique mondial. " Nul besoin d'essayer de lire entre les lignes du communiqué d'Accor pour comprendre. Ainsi, après les premiers signaux de détresse envoyés par son concurrent américain Marriott , l'opérateur hôtelier se trouve, à son tour, confronté à la dure réalité de la crise. Et pour la première fois depuis plus de vingt ans, le groupe ne tiendra pas ses prévisions de résultats annuels. " Compte tenu d'une visibilité inhabituelle pour les mois à venir, Accor modifie légèrement son objectif de résultat avant impôt et éléments non récurrents, entre 870 et 890 millions d'euros ", a averti la société.Il y a encore sept semaines seulement, Gérard Pélisson, son PDG, tablait sur une fourchette comprise entre 910 et 930 millions d'euros. La réaction du marché ne s'est pas fait attendre : l'action a cédé 3,69 % vendredi dans un marché haussier. Accusant désormais un retard de4 points par rapport à l'indice CAC 40 depuis le début de l'année. Force est d'admettre que l'activité du groupe a montré de sérieux signes de faiblesse au troisième trimestre. Sur la période, ses établissements ont, tous segments confondus affiché des reculs compris entre 2,8 et 3,8 points de leur taux d'occupation en Europe et aux États-Unis.CONSERVER UNE DYNAMIQUE DE CROISSANCE CONFORTABLEPour des prix globalement stables, hormis pour les hôtels économiques en Europe (+ 4,5 %). Au total, l'activité hôtelière a crû d'à peine plus de 1 % de juillet à septembre. " Les dernières deux à trois semaines ont clairement été traumatisantes, pas seulement pour les marchés financiers, mais aussi pour les affaires en général et pour la confiance des consommateurs ", peut-on lire dans une note d'analyse de JP Morgan. Malgré cela, certains experts comme ceux de la Société Générale considèrent qu'Accor dispose de l'un des modèles économiques les plus résistants dans le secteur. Grâce à sa branche chèques et cartes de services, qui, en plus d'être fortement génératrice de cash, conserve une dynamique de croissance confortable. Au troisième trimestre, ce pôle a affiché un taux de progression interne de 14,1 % contre 11,8 % durant les six premiers mois de l'année. Reste à espérer que cette tendance se confirme. Dans le cas contraire, le groupe pourrait rencontrer quelques difficultés à amortir les effets de la dégradation de la conjoncture qui devrait se poursuivre en 2009.

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