Rejet de l'accord chez Caterpillar

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Muriel Beaudoing, à GrenobleNouveau rebondissement dans la filiale française du constructeur américain d'engins de chantiers, après deux mois de conflit. L'accord conclu dimanche soir, à Paris, entre les syndicats et la direction de Caterpillar, a été rejeté hier. Il prévoyait que la direction assure la pérennité des sites de Grenoble et Échirolles pour au moins cinq ans et ramène les suppressions de postes de 733 à 600. Dès le petit matin, une centaine de salariés s'étaient réunis en attendant que leur soit faxé l'accord conclu la veille, au ministère de l'Économie. Après en avoir pris connaissance, ils ont décidé de se rendre sur le champ à la direction départementale du travail pour bloquer les négociations en cours sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Ces discussions, qui devaient porter sur les livrets III et IV, à savoir le bien-fondé des licenciements et l'accompagnement volontaire des ouvriers licenciés, n'ont pas pu reprendre, la base ayant empêché les représentants de les poursuivre. Les élus présents à Paris sont ensuite venus l'après-midi détailler l'accord aux 200 salariés réunis en assemblée générale dans les locaux du comité d'entreprise. « Celui-ci a été mal reçu et n'a pas du tout convaincu les salariés qui l'ont rejeté massivement », rapporte Michel Laboisseret, délégué central CGT. « 133 licenciements en moins, ce n'est pas assez ! »Cette journée a-t-elle pour autant révélé une divergence entre les salariés et leurs élus ? Rien n'est moins sûr. « La direction est venue avec deux avocats qui, durant neuf heures, ont tourné la cervelle des élus, venus sans appui juridique. Ils n'ont pas vraiment pu réaliser ce qu'il y avait dans l'accord. De plus, la réunion qui s'est tenue à Bercy était en fait informelle. Il devait y en avoir une autre mardi avec Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy. On nous a trompés. » Un vote à bulletin secret devait avoir lieu mercredi sur le texte. « Maintenant que l'accord est caduc, nous n'allons pas demander d'assemblée générale. Si la direction veut le faire, qu'elle le fasse. Nous sommes dans une impasse. » nla base a empêché les représentants de poursuivre les négociations.

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