la rivalité Des émergentS

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2Parmi les nombreux défis que doit aujourd'hui relever la place de Londres, la concurrence des places boursières émergentes n'est sans doute pas le moindre. Dans ce domaine, comme ailleurs, la redistribution des cartes est en marche. Habituées à dominer le paysage, les places occidentales, Londres en tête, doivent désormais s'échiner à séduire les entreprises des nouveaux géants d'Inde et de Chine notamment en vue de les attirer dans leur giron. À elle seule l'Asie a attiré plus de 70 % des introductions en Bourse au premier trimestre. La plus importante, Zongwang, a été réalisée par la Chine sur la place de Hong Kong. Quant à la place de Bombay, elle affichait, fin avril, le plus grand nombre de sociétés cotées au monde, parmi lesquelles une kyrielle de PME. Il y a quelques jours, la Grande-Bretagne et la Chine se sont engagées à s'ouvrir respectivement leurs marchés boursiers. La Bourse de Londres, qui compte pour l'heure 70 sociétés chinoises cotées chez elle, n'a pas caché son souhait de voir porter ce nombre à 100 d'ici à 2010. La Chine, elle, consentira peut-être à accueillir à Shanghai la banque HSBC, déjà cotée à Hong Kong, d'ici à la fin de l'année. Dans cette entreprise de séduction, la Bourse de Londres n'est pas seule. Elle doit jouer des coudes avec ses traditionnels concurrents. Les grands groupes émergents, qui caracolent aujourd'hui parmi les plus importantes capitalisations mondiales, attisent toutes les convoitises. La vivacité de la riposte du groupe Nasdaq-OMX, au lendemain de l'accord sino-britannique, en témoigne. M. B.La plus importante des introductions en Bourse a été réalisée par la chine sur la place de Hong Kong.

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