Guantanamo, un casse-tête présidentiel

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La perspective d'héberger ? même dans des prisons haute sécurité ? des individus soupçonnés de terrorisme et actuellement détenus sur la base américaine de Guantanamo, à Cuba, est loin de réjouir les élus locaux. Alors nombreux sont ceux qui disent : « Pas dans mon État » ; il en va de la sécurité de leurs concitoyens? C'est pourtant ce qui devrait arriver si Guantanamo est fermé d'ici à la fin de l'année. Durant sa campagne, Barack Obama avait promis de clore « ce triste chapitre de l'histoire américaine ». Il n'a cessé de réitérer cet engagement, signant, au lendemain même de sa prise de fonctions, un ordre exécutif en ce sens. Une façon pour lui de laver l'honneur de l'Amérique et de la libérer des abus en matière de droits humains commis par l'ancienne administration Bush au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais, faute de plan détaillé sur l'après-Guantanamo ? où transférer les 240 prisonniers ? Que faire des 130 d'entre eux qui ne peuvent être jugés, les preuves ayant été obtenues de façon illégale ? ?, le Congrès a refusé au nouveau président l'enveloppe de 80 millions de dollars qu'il demandait pour la fermeture. Et ses efforts médiatiques pour convaincre les parlementaires de changer d'avis ne font qu'attiser la critique. Chez les républicains, d'abord ? « les démocrates sont faibles en matière de sécurité nationale » est maintenant un leitmotiv ? mais aussi au sein de la majorité présidentielle. D'ailleurs, si les 80 millions manquent à l'appel, c'est que certains démocrates se sont alliés aux républicains pour les refuser à Obama? Lysiane J. Baudu

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