Le régulateur autorise la fusion Écureuil-Banque Populaire
La Tribune
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concurrenceBanque Populaire et Caisse d'Épargne viennent de franchir une nouvelle haie dans la dernière ligne droite qui doit les mener à la fusion de leurs organes centraux, à la fin du mois. L'Autorité de la concurrence a en effet annoncé hier sa décision d'autoriser l'opération. Un feu vert accordé « sous réserve de la prise d'engagements destinés à remédier aux problèmes de concurrence identifiés à La Réunion », comme « La Tribune » l'évoquait hier. Le gendarme de la concurrence estime que l'opération réduirait « sérieusement » la « diversité de l'offre de services bancaires pour les particuliers » à La Réunion, puisque « 50 % des agences bancaires de l'île seront rattachées au nouveau groupe ». Le nouvel ensemble détiendrait en outre « une position forte » sur les services aux entreprises, devant le Crédit Agricolegricole. Les deux groupes ont donc dû s'engager à « maintenir l'indépendance juridique et l'autonomie de gestion » de leurs trois branches présentes sur l'île, la Bred, la Caisse d'Épargne Côte d'Azur et la Banque de La Réunion, détenue par la Financière Océor, « pour une durée de cinq ans ». Une période pendant laquelle le gendarme de la concurrence examinera le « positionnement concurrentiel du nouveau groupe » pour décider « s'il convient que des actifs soient cédés ». Il estime en revanche que « sur l'ensemble des zones locales », « la diversité de l'offre sera maintenue ».futur leaderL'Autorité, qui traitait là son premier dossier d'envergure, estime également que « l'opération ne portera pas atteinte à la concurrence » au niveau national. Dans les services aux particuliers, le nouveau groupe se classera en deuxième position, avec des parts de marché « inférieures à 25 % sur la plupart de ses marchés ». Et sur le marché des entreprises, si le futur groupe sera leader sur certains produits (crédit-bail et crédit aux collectivités locales), la « présence de groupes concurrents garantirait le maintien d'une concurrence suffisante ».La prochaine étape est maintenant d'obtenir l'agrément du nouvel organe central de la part du Comité des établissements de crédit et des entreprises d'investissement (CECEI), qui doit se réunir aujourd'hui pour en discuter.Benjamin Jullien
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