Le médiateur du crédit se penche sur les LBO

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Les LBO (rachats par effet de levier) aussi. Au menu de la médiation du crédit ne figurent pas que les dossiers de PME en butte à des problèmes de financement avec leur banque. Des cas d'entreprises dont l'actionnaire principal est un fonds de LBO sont arrivés sur le bureau de René Ricol. Ou plutôt sur celui de Yann de Nanteuil, le médiateur délégué en charge des relations avec les fonds d'investissement. Certes, ce type de dossier reste très minoritaire parmi ceux déjà reçus par la médiation (plus de 2.500). Mais il traduit une impuissance de certains fonds à répondre à la situation de détresse de leurs sociétés en portefeuille. Les entreprises sous LBO n'étant généralement pas des très petites entreprises, le médiateur doit parfois faire appel au comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri), l'organe de Bercy chargé de traiter les entreprises de plus de 400 salariés en difficulté, pour l'épauler. « Nous travaillons plutôt avec des petites entreprises, de moins de 10 salariés [75 % des dossiers traités, Ndlr] », signale Yann de Nanteuil.À l'avenir, la médiation du crédit souhaite intensifier ses relations avec les fonds d'investissement. Les tractations sont déjà bien engagées, un accord devant être formalisé en janvier. Objectif du partenariat : transmettre aux fonds les cas d'entreprises dans une situation délicate, mais qui disposent d'un fort potentiel de croissance. En d'autres termes, des sociétés susceptibles d'intéresser le capital-développement ou retournement. Aujourd'hui, l'institution travaille déjà avec quatre acteurs du capital-investissement. « L'idée est de jouer un rôle d'interface entre les entreprises en difficulté et les fonds d'investissement », ajoute Yann de Nanteuil. L'occasion pour ces derniers de redorer leur blason auprès du grand public, en jouant leur rôle de financeurs de l'économie, là où les banques ne souhaitent plus intervenir. Alexandre Maddens

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