L'équipementier chinois ZTE ne connaît pas la crise, ni en 2008 ni en 2009

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Le lancement officiel fin 2008 de la 3G en Chine est tombé à pic. Alors que la crise économique frappe toutes les régions du monde, y compris ce pays-continent où la croissance du PIB risque de tomber à 6 % cette année, ZTE pense pouvoir afficher en 2009 une nouvelle progression de son chiffre d'affaires grâce à ses fortes positions dans la téléphonie mobile de troisième génération. Sélectionné par les trois opérateurs du pays, l'équipementier télécoms revendique un tiers du marché chinois.Selon les prévisions du gouvernement, le chantier de la 3G en Chine pourrait représenter un peu plus de 30 milliards d'euros d'investissements en infrastructures. « China Unicom prévoit d'installer dans une première phase 100.000 stations relais, soit un sixième du total actuellement en fonctionnement dans le monde », a expliqué hier, à Paris, lors d'une conférence de presse, Lin Cheng, président de la région Europe-Amérique du groupe basé à Shenzhen.modernisationConséquence, même si la direction de ZTE se dit prudente, et ne fournit pas de prévision chiffrée pour 2009, elle dit « espérer une croissance assez forte ». L'an dernier, son chiffre d'affaires a progressé de 27,4 % pour atteindre 6,49 milliards de dollars. Récemment, Huawei, l'autre grand équipementier en télécoms chinois, avait indiqué s'attendre à une progression de 30 % de ses contrats cette année, grâce au lancement du chantier de la 3G dans le pays. Derrière, les équipementiers occidentaux, principalement Ericsson, Alcatel-Lucent et Nokia Siemens, vont se battre pour se hisser sur la troisième marche du podium.ZTE ne compte pas que sur la Chine pour croître. La zone Europe-Amérique, qui vient d'être réorganisée mais dont le siège a été installé à Paris, constitue l'une des pistes de développement. Et le groupe compte signer des contrats cette année avec des opérateurs européens. « Nous sommes en discussions avec SFR pour l'expansion et la modernisation de son réseau », indique ainsi Lin Cheng. L'Europe ne représente aujourd'hui que 10 % du chiffre d'affaires de ZTE. Comme arme commerciale, le groupe a mobilisé une ligne de crédit de 15 milliards de dollars auprès de banques chinoises, et étrangères, dont une française, afin d'aider ses clients opérateurs à financer l'investissement. Olivier Pinaud

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