AGF mise sur les entreprises et les professionnels pour croître

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AssuranceAprès un an de silence, Jacques Richier, arrivé en juillet 2008 à la direction générale d'AGF, présente la nouvelle stratégie de l'assureur. L'annonce coïncide ? ce n'est pas un hasard ? avec le lancement du nouveau nom de la compagnie. « Aujourd'hui, nous sommes Allianz, après dix ans d'union libre d'AGF avec le groupe », résume-t-il. Dans le contexte de crise, il voit ce changement de marque comme « un véritable atout commercial » et un « élément de mobilisation fort » en interne.Pour le patron de cette deuxième filiale du groupe en termes de chiffre d'affaires (11,9 milliards d'euros en 2008) après l'Allemagne, le moment est doublement bien choisi. Cette opération qui vise à installer l'image et la notoriété d'Allianz dans l'Hexagone lui semble un bon moyen de préparer le redémarrage de l'après-crise. De plus, elle intervient alors que le travail de transformation du modèle opérationnel (2006-2007) et d'amélioration de la compétitivité (2008-2009) est déjà largement effectué en France.nouvelle organisationAGF est ainsi passé ? à l'instar de l'ensemble du groupe Allianz ? d'une organisation verticale par lignes de métiers (vie, dommages, collectives) à une organisation horizontale par fonction (fabrication des produits, gestion, distribution, etc.) avec le marketing comme fonction centrale. Le management aussi a dû faire sa mutation et troquer « le mode hiérarchique pour le mode collaboratif ». Quant au plan de compétitivité toujours en cours, il porte sur le regroupement des 14 sites régionaux de l'assureur en 10 sites plus spécialisés. Deux sont déjà fermés (Montpellier et Reims), un troisième (Nice) le sera à la fin de la semaine et le quatrième (Grenoble) en 2010. Au final, sur les 2.000 personnes concernées par ce plan, la plupart seront formées à un nouveau métier et moins d'une centaine fera l'objet d'un licenciement.Sans attendre, « on passe à l'étape suivante. On a trois ans, pour bâtir Allianz en France », indique Jacques Richier, qui parcourt actuellement le pays pour présenter le nouveau projet d'entreprise aux 11.000 collaborateurs. « On veut apporter le meilleur du leader européen de l'assurance à nos clients », résume-t-il avec quatre mots clés?: solidité, dynamisme, efficacité et talent. Plus concrètement, l'approche commerciale s'appuie sur la multidistribution des réseaux de commerciaux salariés (25 % du chiffre d'affaires), d'agents généraux (35 %) et de réseaux externes indépendants (courtiers et conseillers en gestion de patrimoine?: 40 % du chiffre d'affaires). La stratégie de développement sépare d'un côté les clients entreprises et les professionnels qui drainent déjà 70 % du chiffre d'affaires de la compagnie aussi bien en assurance dommages qu'en santé ou en assurance-vie patrimoniale et sont perçus comme les marchés de conquête et de croissance pour lesquels la marque Allianz a déjà « une forte légitimit頻. De l'autre côté, les clients « grand public » (30 % du chiffre d'affaires) sont vus comme un marché de fidélisation. « Sur ce marché, notre objectif est de ne pas perdre de clients et d'augmenter le nombre de contrats détenus par client », explique le directeur général. La campagne publicitaire lancée en juin les vise en priorité.

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