16.000 postes seront supprimés en 2010 dans l'Éducation nationale

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Le ministre du Budget, Éric Woerth, dévoilera aujourd'hui en Conseil des ministres la répartition des 34.000 suppressions de postes prévues dans le budget 2010. Le premier ministère concerné est celui de l'Éducation. Dans un entretien à « La Tribune », Xavier Darcos, ancien ministre de l'Éducation, et nommé hier soir ministre du Travail et des Relations sociales dans le cadre du remaniement, dit assumer pleinement cette politique, contrairement à ses prédécesseurs.« L'Éducation nationale a le premier budget de la nation, avec 60,4 milliards d'euros de crédit en 2010, et 1,2 million de fonctionnaires », souligne-t-il. « Cette dimension nous donne une responsabilité particulière lorsqu'il s'agit de participer à la maîtrise des dépenses publiques. C'est pourquoi j'ai proposé de ne pas renouveler 16.000 emplois en 2010, conformément à la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. » Sur l'ensemble d'une carrière, un poste d'enseignant représente un coût cumulé de 1 million d'euros. Les 16.000 postes supprimés constituent donc près de 16 milliards d'euros de dépenses en moins sur quarante ans, souligne-t-on rue de Grenelle. Précisément, « il s'agit de 600 postes d'agents administratifs et de 14.000 postes d'enseignants stagiaires affectés en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ou équivalent pour l'enseignement privé (à hauteur de 1.400) ».Xavier Darcos affirme que cette politique ne dégradera en rien l'offre éducative. « Les futurs enseignants seront désormais plus qualifiés puisque nous les recruterons, à terme, au niveau du mastère, à bac + 5, au lieu d'un niveau licence aujourd'hui. » Après avoir réussi leur concours, à partir de la rentrée 2010, ils ne seront plus affectés en IUFM comme c'était le cas aujourd'hui, mais iront directement dans un établissement « où ils pourront bénéficier d'un meilleur accompagnement pour leur entrée dans le métier », estime Xavier Darcos. « C'est ainsi que nous pouvons ?économiser? les 15.400 emplois de stagiaires en IUFM correspondants. » rémunérations en hausseEn tout état de cause, il y aura toujours autant de professeurs devant les élèves à la rentrée de 2010 : les 32.000 départs en retraite seront compensés par autant d'arrivées. « Je tiens également à indiquer que le nombre de postes mis en concours en 2010 sera au moins égal à celui de la session 2009, dans le premier degré comme dans le second degr頻, souligne-t-il. Par ailleurs, les jeunes enseignants recrutés seront bien mieux rémunérés, notamment en début de carrière.Reste la question de la poursuite des réductions de postes. La suppression de l'année de stage en IUFM (dite mastérisation) ne peut évidemment jouer qu'une fois. Xavier Darcos juge possibles « beaucoup de rationalisations ». Il serait possible de jouer notamment sur les nombreuses options : pourquoi les langues rares seraient-elles enseignées dans tous les lycées des grandes villes, et non regroupées ? n

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