Le pétrole cher, un allié du climat
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Il est un point sur lequel « majors » du pétrole et écologistes s'entendent?: le prix du pétrole. Un pétrole cher est de bon aloi pour BP et Exxon, qui voient leurs bénéfices gonfler. Mais aussi pour Greenpeace et WWF, qui voient la consommation d'hydrocarbures reculer. Et donc les émissions de CO2 faiblir. « L'évolution à la hausse puis à la baisse des cours du baril de pétrole est une très mauvaise nouvelle pour le climat. Les États comme les particuliers ont besoin d'un signal prix fort pour modifier leurs comportements », estime l'économiste Alain Grandjean. Une part importante de la consommation de pétrole semble en effet sensible au prix?: les 4x4 américains sont restés au garage l'été dernier tant le prix de l'essence semblait rédhibitoire. Pourtant, les plans de relances aussi bien de la Chine que des États-Unis pourraient participer à la décarbonisation de l'économie. « Bien sûr, si le baril reste près des 50 dollars durant 10 ans, cela affectera la planète. Mais, à court terme, la relance économique de type keynésienne va se concentrer sur les questions climatiques », met en avant Frédéric Lasserre, responsable des matières premières à la Société Générale.
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