Elle s'est dotée d'une loi efficace

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À la fin des années 1980, à peine 7.000 personnes handicapées parvenaient, bon an mal an, à se faire embaucher dans les entreprises françaises. Vingt ans plus tard, ce chiffre a été multiplié par 15 et, selon une enquête que vient de réaliser TNS Sofres auprès des Français se déclarant handicapés, 44 % d'entre eux déclarent exercer une activité professionnelle. Une nette amélioration à mettre au compte de la loi du 11 février 2005 qui sanctionne les établissements de plus de 20 salariés n'employant pas de personnes handicapées à hauteur de 6 % leur effectif. Certes, pour le moment, moins de la moitié des sociétés françaises respectent cette proportion. Plutôt que d'embaucher des handicapés, de nombreux employeurs préfèrent toujours payer des pénalités. Mais les grands groupes montrent désormais l'exemple. Presque toutes les grandes entreprises du CAC 40 ont, par exemple, créé des « missions handicap ». « Les 27.000 entreprises qui en sont encore à un quota 0 sont essentiellement des PME. Elles seront toutes visitées et un diagnostic leur sera proposé. Nous venons par ailleurs de lancer un plan de soutien à l'emploi des travailleurs handicapés mobilisant 130 millions d'euros, car les personnes les plus fragiles sont les premières victimes lorsque la conjoncture se durcit », relève Tanguy du Chéné, président de l'Agefiph.Pour l'heure, la France fait figure ? avec l'Allemagne ? de championne d'Europe en ce qui concerne l'insertion professionnelle des handicapés. Certes, 18 % des handicapés figurent encore dans les statistiques comme demandeurs d'emploi, mais ce taux devrait diminuer à partir de 2010. un smic d'amendeLes sanctions prévues par la loi de 2005 vont en effet être considérablement augmentées, incitant les entreprises récalcitrantes à revoir leur approche. L'amende représentera alors jusqu'à l'équivalent d'un smic par tranche de 20 salariés. Et le non-respect des quotas pourrait même déboucher sur une interdiction de répondre aux appels d'offres publics.

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