Les élus guadeloupéens prêts à aider les chefs d'entreprise
La Tribune
La Tribune
Terminées du moins provisoirement, les négociations plénières à la préfecture maritime de Pointe-à-Pitre entre grévistes et patronat sous l'égide des deux médiateurs nommés par le gouvernement. Hier, les contacts ont certes repris, mais n'ont été que bilatéraux et informels, alors que le LKP appelait à la reprise de la grève générale.Les contacts se sont engagés autour de la proposition des conseils régionaux et généraux dirigés par le PS guadeloupéen, de participer directement à l'effort financier en faveur des bas salaires pendant un an.Une proposition reprise par l'Union des chefs d'entreprises guadeloupéens (Uceg), qui ne représente qu'une frange du patronat local. Celle-ci a proposé une augmentation de 50 euros par mois pour les plus bas salaires, les collectivités locales acceptant de mettre 50 autres euros au pot. L'exonération de CSG et de CRDS pendant trois ans permettrait d'arriver aux 200 euros d'augmentation réclamés par le LKP depuis le début du conflit voici cinq semaines.même longueur d'ondeSauf que Paris ne veut absolument pas entendre parler d'un tel montage. « Il n'appartient pas à l'État de compenser les augmentations de salaires accordées par les entreprises », a rappelé, hier, le préfet de Guadeloupe. La pratique serait d'ailleurs illégale. Paradoxalement, le Medef guadeloupéen est, pour une fois, sur la même longueur d'onde que le gouvernement. Il s'en tient pour l'heure à sa proposition d'augmentation de 50 à 90 euros.De son côté, Matignon ne veut pas aller au-delà des propositions annoncées vendredi dernier par François Fillon après le premier comité interministériel de l'outre-mer?: exonération de charges pour une prime accordée pendant deux ans par les entreprises locales, et versement anticipé du RSA dont le calcul ne prendrait pas en compte le montant de cette prime. Mais aucune exonération de CSG et de CRDS ne sera acceptée par principe, rappelle-t-on à Matignon. P.C. AFP
La Tribune