Orange riposte aux attaques de ses concurrents

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Ce n'est pas pour polémiquer », a assuré hier Louis-Pierre Wenes, le directeur général adjoint responsable de la France chez l'opérateur historique, qui tenait une conférence de presse. Cette réunion se voulait plutôt une réponse aux « attaques répétées de nos concurrents, qui travestissent violemment la réalité des faits à coups de formules à l'emporte-pièce », a-t-il expliqué, en référence à de récentes interviews de Frank Esser, le PDG de SFR, et de Maxime Lombardini, le directeur général d'Iliad, la maison mère du fournisseur d'accès à Internet Free. France Télécome;lécom n'a pas digéré les propos « insultants » de ce dernier, contre lequel il va porter plainte en diffamation, notamment l'allusion au fait que « ce sont les cerveaux qui produisent l'innovation et non le carnet de chèques ». 3.600 chercheursOr France Télécome;lécom est « reconnu par ses pairs comme l'un des opérateurs les plus innovants », plaide Louis-Pierre Wenes, tout en égrenant ses « 3.600 chercheurs, 900 millions d'euros d'investissements par an dans l'innovation, 500 brevets déposés chaque année et un portefeuille de 8.500 inventions ».L'ex-monopole des télécoms n'aurait « rien inventé depuis le Minitel », en 1981, selon Xavier Niel, le fondateur d'Iliad. « Nous avons été, avec Deutsche Telekom, l'opérateur à l'origine de la norme GSM, nous avons lancé les premières cartes prépayées en France en 1987 et les services Wap en 2000. La vidéo à la demande sur PC en 2002 était une première en France, la TV sur mobile en 2004 une première en Europe, Unik en 2006 était la première offre convergente grand public », a énuméré le dirigeant de France Télécome;lécom, sans oublier la TV de rattrapage avec France Télévisions en 2007, l'Internet dans le TGV en 2008. « Je suis fier d'être dans une entreprise où les gens ont un vrai cerveau », a résumé Louis-Pierre Wenes, tout en concédant que la Freebox est arrivée « avant la nôtre [la Livebox, Ndlr] » et que leur nom est comparable? Il a même reconnu qu'Iliad fait preuve d'« une grande vélocité et [d']une grande créativité au regard des moyens qu'il met ».STABILITéQuant à la situation concurrentielle en France, l'opérateur historique a rappelé que Free était l'opérateur alternatif le plus profitable d'Europe avec une marge brute d'exploitation de 37 % (hors Alice), contre 35,2 % pour France Télécome;lécom dans le fixe, et que SFR était plus rentable que lui dans le mobile (39,3 % contre 37,2 %). À ses concurrents qui réclament une baisse des tarifs de dégroupage, il martèle que son prix (9,29 euros par accès et par mois) est dans la moyenne européenne. Mais pas le moins cher comme ce fut longtemps le cas (7,63 euros au Royaume-Uni et 7,79 euros en Espagne). À l'association des alternatifs (Aforst), qui avance le montant de 6,77 euros, FT rétorque que cela ne représente que « le coût technique du produit paire de cuivre, il faut ajouter 2 euros de service après-vente et divers coûts ». Et il note que ses délais de raccordement sont plus courts à 2,6 jours contre 10 en Espagne et 15 outre-Manche. Le prix de l'abonnement téléphonique (16 euros), dont SFR exige la baisse, est « inférieur au tarif moyen en Europe », en fait légèrement au-dessous. L'ancien monopole en est même venu à souligner que sa part de marché avait chuté de 6 points dans le mobile depuis 2002 et de 30 dans le fixe. « Nous avons stabilisé cette courbe descendante depuis 2006, je comprends que cela énerve nos concurrents », a lancé Louis-Pierre Wenes. Ultime message, adressé aux pouvoirs publics : « France Télécome;lécom investit et supporte la pérennité de 104.000 emplois en France, plus 25.000 chez ses sous-traitants. »

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