La crise conforte le modèle de la Banque Postale
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Sans être complètement imperméable à la crise qui s'est abattue sur ses concurrentes, la petite dernière du secteur bancaire hexagonal se réjouit d'avoir fait la preuve de sa solidité au terme de trois ans d'existence seulement. « Notre modèle unique sur le marché de la banque de détail en France nous a permis de nous consacrer exclusivement à des choses positives cette année », s'est félicité Patrick Werner, président de la Banque Postale.Il reconnaît que l'environnement financier a affecté les performances de l'établissement. Malgré un dynamisme commercial « sans précédent » qui lui a permis de « gagner des parts de marché dans tous les segments d'activit頻 et de capter 200.000 nouveaux clients actifs, le produit net bancaire de la Banque Postale n'a progressé que de 1,8 %, pour atteindre 4,8 milliards d'euros. Son résultat net a reculé de 43 % en 2008, à 302,6 millions d'euros. Les dépréciations d'actifs et la perte de valeur de son portefeuille de titres sont à l'origine de ce paradoxe. La faillite de la banque américaine Lehman Brothers a par ailleurs entraîné une hausse de 94,5 millions d'euros du coût du risque de la banque. Logiquement, son coefficient d'exploitation, qui mesure l'efficacité opérationnelle, atteint 91,8 %.Ce niveau situe l'établissement bien loin des 77 % que la banque s'était fixé d'ici deux ans. « Il intègre des éléments non récurrents, répond Patrick Werner. D'un point de vue économique, notre coefficient d'exploitation s'améliore. Et quand nous aurons une gamme complète de produits bancaires à offrir à nos clients, nous aurons la possibilité d'avoir un coefficient d'exploitation comparable à celui de nos concurrents, aux missions d'intérêt général près, qui sont coûteuses », conclut le patron de la Banque Postale.poursuite des projetsMalgré la tempête financière, l'établissement a d'ailleurs poursuivi ses projets de développement. La Banque Postale Financement, sa filiale de crédit à la consommation en partenariat avec la Société Généralecute; Générale, devrait être opérationnelle à la fin de l'année (voir encadré). L'établissement prévoit aussi de finaliser son partenariat avec Groupama avant la fin de l'année afin de pouvoir distribuer des produits d'assurance dommages en 2010. Et si Patrick Werner a dû renoncer à acquérir rapidement la Banque Palatine, filiale des Caisses d'Épargne spécialisée dans le financement des PME, il n'exclut pas de revenir à la charge si le dossier se représentait. Une telle acquisition lui permettrait de se battre véritablement à armes égales avec ses concurrents. Et surtout de trouver un emploi opportun aux 59 milliards d'euros collectés au titre du livret A. Sans quoi, cette manne devrait rester dans le giron de la Caisse des dépôts.
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