Le déficit divise la classe politique allemande

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Finances publiquesLa campagne électorale en vue des législatives du 27 septembre a pris hier un nouveau tour avec l'adoption par le gouvernement d'un budget de crise. Chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates au pouvoir autour d'Angela Merkel ont en effet donné le feu vert à 310 milliards d'euros de dette supplémentaire entre 2010 et 2013 (dont 86,1 Mds l'an prochain, soit un déficit public record de 6 % du PIB), du jamais-vu dans le pays qui sort de quatre années d'austérité.L'Allemagne est entrée fin 2008 dans la pire phase de récession qu'ait connue le pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le ministre des Finances ne pense pas que le pays puisse respecter le Pacte de stabilité avant 2013 ou 2014.« irresponsable »L'adoption du budget 2010 a relancé le débat sur les baisses d'impôts que les conservateurs promettent aux électeurs en cas de victoire aux législatives. 59 % des Allemands sont favorables à une diminution du poids de l'impôt selon un récent sondage de l'institut Forsa. La baisse des impôts est l'un des fers de lance du programme des libéraux du FDP, avec lesquels Angela Merkel souhaite former le prochain gouvernement. Les libéraux promettent 30 milliards d'euros d'allégements fiscaux en cas de victoire. Une partie de la CDU et son aile bavaroise la CSU y sont également favorables. Un projet qualifié hier d' « irresponsable » par le candidat social-démocrate à la chancellerie, le ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. « Selon toute vraisemblance, les hommes politiques devront plutôt se résoudre à adopter de nouvelles hausses des impôts », estime pour sa part Klaus Zimmermann, le président de l'institut DIW, proche des syndicats.Selon le DIW, les candidats devraient d'ores et déjà annoncer une nouvelle hausse de la TVA, qui inciterait les consommateurs à avancer leurs achats. Mais la chancelière Angela Merkel rejette catégoriquement toute idée d'une nouvelle hausse de la TVA. Il faut en outre rappeler que la TVA était passée en 2005 de 16 % à 19 % outre-Rhin. Nathalie Versieux

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