Des garanties de plus de 300 milliards de dollars
La Tribune
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Pour la deuxième fois depuis septembre, Citigroup va bénéficier directement des fonds publics par l'injection de 20 milliards de dollars à son capital. Mais parce que la seule injection de fonds propres n'a jusqu'à présent pas fait ses preuves, le gouvernement a décidé d'aller au-delà, non en rachetant des actifs toxiques (version 1 du Plan Paulson) mais en accordant des garanties sur les actifs. Ainsi, sur un portefeuille identifié de 306 milliards de dollars (avec une durée de dix ans pour les actifs résidentiels et cinq ans pour les autres), Citigroup s'est engagé à absorber les 29 premiers milliards de pertes, plus 10 % de pertes additionnelles, tandis que les structures publiques garantiront les 90 % restant. Sur cette part, le Trésor absorbera 5 milliards, le Fonds de garantie des dépôts (FDIC) 10 milliards et la Réserve fédérale le reste. S'agissant des actions préférentielles émises par Citi, elles seront rémunérées à 8 %. Par ailleurs, Citi ne pourra pas verser de dividende de plus d'un cent par action ordinaire par trimestre pendant une durée de trois ans sans l'accord du Trésor.
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