Deutsche Börse prudent pour 2009

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Nous n'anticipons pas un nouveau record en 2009. » Après une belle performance en 2008, Reto Francioni, le patron de Deutsche Börse, s'est bien gardé hier de formuler des prévisions pour l'exercice en cours, compte tenu du manque de visibilité sur l'économie mondiale et les marchés financiers. L'an passé, l'opérateur boursier est parvenu à faire progresser son bénéfice de 13,4 % à 1,03 milliard d'euros sur un chiffre d'affaires en hausse de 12 % à 2,45 milliards d'euros. Le programme de réduction des coûts annoncé en septembre 2007 a commencé à porter ses fruits?: ceux-ci ont reculé de 3?% sur l'année et de 15,2?% sur le quatrième trimestre. L'opérateur s'est engagé hier à ce que les dépenses 2009 ne dépassent pas celles de 2008, de 1,28 milliard d'euros, alors qu'il envisageait encore 1,35 milliard en décembre dernier.nouvelles initiativesInterrogés sur l'avenir de Clearstream au sein de Deutsche Börse, le dirigeant et son directeur financier, Thomas Eichelmann, ont réaffirmé vouloir poursuivre le développement du groupe avec la filiale de règlement livraison. Et pour cause?: Clearstream a représenté 31,3 % du chiffre d'affaires de Deutsche Börse et 32,4 % de son résultat opérationnel (contre 28,2 % en 2007) en 2008. Eurex, la filiale spécialisée sur les produits dérivés (codétenue avec Swiss Exchange) a augmenté sa contribution au résultat de 32,9 à 39,6 %, profitant de l'augmentation de la volatilité sur les marchés. Cette filiale devrait être le vecteur de nouvelles initiatives cette année, avec une offre de services de compensation pour les dérivés de crédit échangés de gré à gré et un développement de la distribution en Asie. En revanche, Xetra, la plateforme de négociation sur le marché des actions au comptant, est davantage sensible au cycle économique. Sa contribution au résultat opérationnel a reculé de 18,6 % à 14,5 % en un an.Conscient que 2009 sera une « année difficile », et même si Deutsche Börse s'estime « mieux positionnée que ses concurrents », Reto Francioni n'entend pas hypothéquer sa capacité d'investissement. Le dividende versé au titre de 2008 sera le même qu'en 2007, fixé à 2,10 euros par action, signifiant un recul de taux de distribution de 51 % à 38 %. Quant aux rachats d'actions (380 millions d'euros l'an passé), le dirigeant n'exclut pas de les poursuivre. Mais il préfère connaître le résultat du premier semestre pour en décider. Depuis 2005, le groupe, sous la pression de certains fonds, a versé 3,3 milliards d'euros à ses actionnaires (y compris le dividende 2008).

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