Les grands projets de Stallergènes se font attendre
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Impatients, s'abstenir. Après avoir attendu deux ans le feu vert pour son médicament Oralair, Stallergènesave;nes, le spécialiste français des traitements de désensibilisation allergique, fait durer le suspense pour son second grand projet : trouver un partenaire pour conquérir les États-Unis. L'Oralair, contre les allergies au pollen de graminées, est vendu depuis septembre en Allemagne. Stallergènesave;nes n'est que le second laboratoire, avec le danois ALK-Abello, à proposer ce traitement sous forme de comprimés, plus pratiques que les gouttes. « Nous espérons une commercialisation dans toute l'Europe en 2010 et avons démarré un essai clinique de phase III [le dernier avant la demande d'autorisation, Ndlr] aux États-Unis », précise Albert Saporta, président de Stallergènesave;nes. Mais la PME, qui a réalisé en 2008 un chiffre d'affaires de 171 millions d'euros pour un résultat net de 19 millions (+ 16 %), a besoin d'un partenaire fort pour financer son implantation outre-Atlantique. Difficile avec la crise. « Nous n'avons plus de discussions en cours, indique Albert Saporta. Nous pensons pouvoir les reprendre fin 2009, lorsque nous aurons un an de commercialisation d'Oralair derrière nous. » Là encore, prudence. « Oralair graminées ne vise que 8 % du marché des allergies en Allemagne; il ne faut donc pas s'attendre à ce qu'il génère un chiffre d'affaires énorme cette année ! » tempère le dirigeant. Pour lui, un accord américain est « nécessaire, mais pas indispensable avant le deuxième trimestre 2010, lorsque nous déposerons un dossier aux autorités de santé américaines ». L'opération aurait aussi l'avantage de résoudre la question de la participation de Wendel qui n'a jamais caché son intention de céder ses 47 % de Stallergènesave;nes si ce dernier trouve dans son partenaire un acquéreur. ralentissementEn attendant, l'année 2009 devrait marquer un ralentissement, avec une hausse « de 8 % à 10 % » des ventes, contre 16 % en 2008. « Nous réalisons 20 % de nos ventes sur des marchés où nos produits ne sont pas remboursés, et certains pâtiront de la crise », note Albert Saporta. Mais « le marché mondial des comprimés allergènes est estimé à 3,5 milliards d'euros d'ici une dizaine d'années ». Patience, donc. AUDREY TONNELIER
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