L'État fait un geste

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FonctionnairesCe qu'il y a de rassurant avec les négociations salariales dans la fonction publique, c'est que le scénario est immuable : le gouvernement affirme qu'il fait le maximum dans le cadre budgétaire donné alors que les syndicats estiment que le compte n'y est pas.C'est ce qui s'est passé hier matin à Bercy lors de l'entrevue entre Éric Woerth et les syndicats de fonctionnaires sur l'application de l'accord triennal de 2008. Le ministre du Budget et des Comptes publics, qui a désormais directement en charge la fonction publique depuis la disparition, mardi, du secrétariat d'État d'André Santini, a confirmé une augmentation de 0,5 % au 1er juillet pour les quelque cinq millions de fonctionnaires d'État, territoriaux et hospitaliers. Une seconde augmentation, de 0,3 % celle-ci, interviendra au 1er octobre. Ce qui se traduira sur l'année, selon Éric Woerth, par une augmentation moyenne de 3 %, primes et promotions comprises, soit 2 milliards d'euros, alors que l'inflation devrait être inférieure aux 2 % prévus initialement. Pour 2010, le ministre a confirmé qu'une augmentation de 0,5 % devrait être accordée.« J'aurai pu différer les augmentations en raison de l'inflation, plus faible que prévu. Mais je ne l'ai pas fait car désormais le point d'indice n'est plus l'alpha et l'oméga de notre politique salariale. » En clair, les augmentations ne doivent plus être liées automatiquement à l''augmentation du coût de la vie.grève le 2 juilletLes syndicats ne l'entendent pas de cette oreille. Venant le lendemain de l'annonce par le gouvernement de 34.000 suppressions de postes dans le budget 2010, cette revalorisation « a minima » passe évidemment mal. Elle ne gomme pas en tout cas la perte antérieure de 8 % du pouvoir d'achat des fonctionnaires, selon le calcul des syndicats. Seule pourtant, FO appelle à la grève le 2 juillet, et encore en prenant comme prétexte le futur projet de loi sur la mobilité dans la fonction publique.Éric Woerth préfère mettre l'accent sur les innovations de sa politique salariale. Comme l'extension de la nouvelle prime « de fonction et de résultats » qui devrait concerner 2.500 agents cette année et à terme plus de 200.000. P. C.

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