La SEC vante son flegme dans la crise

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« Nous avons fait tout ce que nous avons pu, ces dernières années, pour assurer aux gens qu'il y avait un policier fort sur le chemin de ronde. C'est pourquoi Madoff est une telle aberration. C'est inexplicable. » Dans un entretien au « Washington Post », publié mercredi, Christopher Cox, le président de la Securities and Exchange Commission (SEC), est revenu sur les critiques à l'encontre de l'institution. Malgré ses enquêtes, la SEC a échoué à déceler une fraude portant sur 50 milliards de dollars. Et certains la tiennent pour responsable?: une victime a déposé lundi une plainte administrative contre elle. 2008 aura été particulièrement éprouvante pour le régulateur, déjà pointé du doigt dans sa gestion de la crise. Mais Christopher Cox se dit fier de sa réponse à la crise. Pour lui, la prudence, ne pas surréagir en modifiant les règles au gré du vent, « a été signe de réussite pour la SEC ». La plus grosse erreur de son mandat aura été d'avoir accepté, sous la pression du Trésor et de la Réserve fédérale, l'interdiction exceptionnelle des ventes à découvert sur les valeurs financières, à la mi-septembre. Christelle Frad

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