Sarkozy veut un référendum sur l'autonomie des Antilles

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tillesÀ défaut d'apporter des solutions précises au problème du coût de la vie ou au manque de formation des jeunes lors de sa dernière journée de visite officielle aux Antilles, Nicolas Sarkozy a voulu, hier, dessiner des perspectives politiques. Le président de la République a affirmé que « le statu quo n'était pas possible ». Il a également plaidé pour un « développement endogène » de l'outre-mer.À Fort-de-France hier matin, il a proposé l'organisation d'une consultation ? il s'agirait d'une sorte de référendum ? des habitants sur un éventuel « statut d'autonomie ». « On ne peut pas gérer un département au c?ur de la Caraïbe comme un département dans la métropole », a-t-il expliqué. Il donne ainsi en partie satisfaction aux élus martiniquais qui, le 19 juin, ont voté une résolution réclamant le report des élections régionales de 2010 jusqu'à la consultation de la population sur une évolution institutionnelle. Les modalités de cette consultation devraient être arrêtées à l'automne.promesse risquéeAu-delà de la seule Martinique, la promesse présidentielle devrait concerner tous les DOM. Nicolas Sarkozy a cependant prévenu son auditoire : autonomie ne signifie pas indépendance. L'évolution institutionnelle ne concernera que le degré d'autonomie. « Tant que je serai président de la République, la séparation d'avec la France ne sera pas posée », a-t-il martelé.À vrai dire, l'annonce présidentielle ne constitue pas une grosse surprise. Depuis des semaines, la création dans chaque DOM d'une seule collectivité territoriale dotée de pouvoirs étendus, y compris en matière fiscale, à la place des actuels conseils généraux et régionaux est évoquée par l'Élysée en marge de la réforme institutionnelle annoncée pour la métropole. La Martinique, la Guadeloupe, La Réunion et la Guyane se rapprocheraient du statut déjà accordé à la Polynésie et à la Nouvelle-Calédonie. La Corse dispose, elle aussi, d'un statut dérogatoire au droit commun avec une assemblée territoriale dotée de pouvoirs supérieurs à ceux des régions métropoli- taines.Promettre davantage d'autonomie n'est-il pas un cadeau empoisonné ? Dans les faits, la gestion des départements d'outre-mer fait déjà la part belle aux particularismes locaux. L'existence d'une collectivité unique ne mettrait pas forcément un terme aux maux institutionnels dont souffrent les DOM : clientélisme des élus, emplois publics en nombre excessif au point que beaucoup de communes sont financièrement dans le rouge?Patrick Coquidé

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