Angela Merkel au c ? ur d'un mini-scandale

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élections allemandesDepuis quelques jours, l'Allemagne se passionne pour une nouvelle affaire qui, cette fois, concerne directement la chancelière Angela Merkel. Celle-ci, a-t-on appris, a, en avril 2008, organisé un dîner célébrant le soixantième anniversaire du président de la Deutsche Bank, Josef Ackermann. Ce dernier a choisi ses invités, une trentaine de personnalités triées sur le volet ? chefs d'entreprise, grandes plumes de la presse conservatrice, politiciens de la CDU. Et la note a été réglée sur le budget de la chancellerie?Aussitôt connue, l'affaire a enflammé les bancs de la gauche. Paradoxalement, on ne s'interroge guère sur une éventuelle collusion du chef du gouvernement avec les grands banquiers, à l'heure où la question des bonus est également d'actualité outre-Rhin. Le débat porte surtout sur le caractère privé ou non de la manifestation, donc sur la justification de la dépense, aux frais du contribuable. La chancelière a dû se justifier, en jurant que « dans le cadre de l'anniversaire du banquier (qui tombe d'ailleurs en février?), cette soirée avait pour seul but de rencontrer des personnalités influentes ». L'éditorialiste de l'illustre quotidien « FAZ », dans un article intitulé « J'y étais », a ainsi assuré hier que l'on n'a pas dansé et que l'on a très peu bu au cours de cette soirée, mais qu'en revanche, la maire de Francfort, Petra Roth, a cité Goethe, conférant à la sauterie un caractère culturel indéniable. Le SPD n'est pas convaincu et demande des éclaircissements. Son expert budgétaire, Johannes Kahrs, estime ainsi que « la chancellerie n'est pas le lieu pour organiser des événements de jet-set ». De son côté, le Vert Alexander Bonde prenait la chose sur le ton de l'ironie : « Ou bien la chancelière a une idée très personnelle des réunions de travail, ou bien Josef Ackermann a une vision étrange de ses fêtes d'anniversaire. »L'affaire a été portée hier devant la commission du budget du Bundestag. Histoire pour le SPD de faire diversion face aux accusations faite à la ministre de la Santé d'avoir utilisé sa voiture de fonction de façon abusive, accusations qui seront également instruites devant cette commission. Mais cette série de petits scandales semble surtout donner raison à l'éditorialiste du quotidien de Bielefeld, le « NW », qui écrivait mercredi que, décidément, « cette campagne électorale est à pleurer ! » n

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