Les cours du pétrole à ? la dérive malgré l ? Opep ?

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La première baisse des quotas de l?Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) en deux ans a eu un faible écho sur les marchés. L?annonce, à 11 heures vendredi, d?une réduction de 1,5 million de barils de pétrole, a même accéléré le recul de l?or noir. Le baril de brut léger américain a perdu 5,44 % à 64,15 dollars vendredi, tandis que, le même jour à Londres, le brent perdait 5,87% à 62,05 dollars. à ce niveau, la chute du cours du baril de pétrole brut léger américain atteint 55,78 % depuis son record du 11 juillet dernier (147,27 dollars). Un comble, si l?on en croit l?Agence internationale de l?énergie, qui juge le marché tout juste équilibré. Les motifs de cette nouvelle baisse des cours reposent plutôt sur les marchés actions, que les matières premières répliquent depuis le début de la crise financière. les fonds s?allègentLes fonds se voient en effet contraints de céder leurs matières premières pour faire face à la dégringolade de leurs autres actifs. Blé, café, aluminium et gaz sont logés à la même enseigne : l?indice S&P Goldman Sachs Commodity Index a ainsi chuté de 4,31 % vendredi. Un contexte face auquel les éléments fondamentaux de l?offre et de la demande mondiale, toujours soutenue par les besoins grandissants des pays émergents, se révèlent impuissants. D?autant que la détente de l?offre ne se traduira pas immédiatement sur le marché : tous les affrètements de pétrole pour le mois de novembre sont déjà prêts. L?impact sur les commandes n?aura donc lieu qu?à partir de décembre. Or il y a quarante-cinq jours de mer entre le Golfe et l?Europe ou les États-Unis. Pour peu que les monarchies l?appliquent, cette réduction de la production ne se traduira pas dans les stocks de pétrole américains avant la fin du premier trimestre 2009. « Quand une majorité d?intervenants venaient du monde du pétrole, avant 2005, l?évolution des cours était plus proche de ces réalités industrielles. Mais, aujourd?hui, les financiers dominent la formation du prix », explique Frédéric Lasserre, responsable de la recherche sur les matières premières à la Société Générale.

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