La vente en ligne sauve la saison des fêtes pour les distributeurs japonais
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Comme chaque année, c'est la ruée dans les magasins au Japon. La tradition Oseibo oblige tout Japonais qui se respecte à couvrir de cadeaux ses relations aux abords du Nouvel An. Mais cette fois, la foule est virtuelle. Car si les Japonais boudent les enseignes traditionnelles, physiques, ils se rendent en foule sur les sites de vente en ligne depuis le début de la saison.la riposte s'organiseLa distribution sur Internet est très développée au Japon. Selon l'institut de recherches Nomura, le commerce en ligne a progressé de 21 % cette année, à 6.000 milliards de yens (47,1 milliards d'euros). Le leader du secteur Rakuten propose un catalogue de 20 millions de références alimentées par 22.000 commerçants locataires d'un espace réservé payant. En 2007, le groupe affiche 42 millions de clients pour un volume de transactions d'environ 1.000 milliards de yens (7,8 milliards d'euros).Depuis deux semaines, ses ventes se sont envolées. Ainsi, dimanche dernier, il a dégagé des ventes record depuis son lancement il y a dix ans. Le même jour Yahoo Japan, le site le plus visité du Japon, a aussi connu des ventes record, supérieures de 30 % à la même journée en 2007. Ce succès est porté par le réseau logistique hors pair du Japon, doublé par des sociétés de livraison privées ultra-compétitives.Il semble que la seule pensée pour les ménages de ne pas avoir à dépenser en temps et en argent pour leurs transports a suffi à délier (un peu) les cordons de leur bourse. Un engouement de bon augure pour la prochaine étape de la distribution en ligne japonaise?: la vente en masse de produits quotidiens, d'épicerie par exemple. Les achats en ligne sont encore en grande partie des biens durables. Déjà Rakuten a lancé en octobre une offre de 85.000 produits qu'il s'engage à livrer avant le lendemain. Il a modelé son système de stockage sur celui de l'illustre ancêtre Toyota, baptisé « just in time ». Les chaînes traditionnelles s'organisent face à cette nouvelle concurrence en montant leur propre site. Et en profitent aussi. Ces opérateurs virtuels leur ouvrent de nouveaux débouchés. Ce qui leur permet d'offrir une excellente solution à leur problème de coûts de fonctionnement très élevés. Régis Arnaud, à Tokyo+BSD++PasSupprimerBalise balise systèmene pas supprimer+BSF++
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