Microsoft perd contre une start-up de Montpellier

David gagne parfois contre Goliath. Au moins provisoirement. Début avril, la start-up LiveSynchro, a remporté une première victoire contre Microsoft dans une procédure en concurrence déloyale devant le tribunal de commerce de montpellier. Le tribunal a ordonné à Microsoft de cesser la diffusion du service Windows Live Sync « sous cette appellation », selon une ordonnance de référé datant du 9 avril que « La Tribune » s'est procurée. Le géant du logiciel a quinze jours pour se soumettre à cette décision, une fois l'ordonnance signifiée. Après quoi, il devra débourser 1.000 euros par jour de retard.Microsoft, qui ne fait pas de commentaire, a fait appel de cette décision. Mais il devra quand même s'y plier en attendant le jugement de la cour d'appel. Au centre de la discorde, deux services différents qui portent le même nom. C'est en 2006 que LiveSynchro lance Livesync.com, un site communautaire sur lequel l'internaute stocke et partage avec ses amis, sa famille, des photos et des fichiers, envoie des e-mails et invite son réseau à des événements. Problème : en décembre dernier, Microsoft rebaptise Foldershare, l'un de ses services disponibles sur Internet, Windows Live Sync. Foldershare, acquis fin novembre 2005 par Microsoft, est un outil de partage de gros fichiers, qui ne peuvent pas être envoyés via une messagerie électronique. Il fait partie de Windows Live, la palette d'applications en ligne offertes par le géant du logiciel, qui inclue notamment le mail ou la messagerie instantanée. Depuis que Foldershare a été rebaptisé Windows Live Sync, la solution de la société montpelliéraine LiveSynchro disparaît quasiment des pages Google, le moteur de recherche faisant d'abord apparaître les solutions de Microsoft. C'est dans ce contexte que LiveSynchro a engagé une procédure.Contre-attaqueMicrosoft, dont les décisions sont prises au niveau mondial, se soumettra-t-il à une exigence locale ? En attendant, le géant du logiciel a allumé un contre-feu. Selon nos informations, il a assigné la start-up devant le tribunal de grande instance de Paris pour contrefaçon des marques Windows Live, Live et Active Sync. La procédure, qui est en cours, pourrait prendre plusieurs mois. Si le tribunal donne raison à Microsoft, cela aurait pour effet d'annihiler les décisions montpelliéraines. À moins que d'ici là les parties décident de s'entendre. Sandrine C

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