Quatre questions cruciales sur l'avenir d'Areva

Le long feuilleton de l'évolution du capital d'Areva touche à sa fin. Mi-juin, le conseil de surveillance du constructeur nucléaire, présidé dorénavant par Jean-Cyril Spinetta, doit examiner un plan de financement préparé par le management du groupe, selon un scénario établi par l'État autour de la cession de l'activité transmission et distribution (T & D) et d'une augmentation de capital « limitée, ouverte à des partenaires stratégiques », selon nos informations. Dès la création du groupe en 2001, Anne Lauvergeon avait plaidé pour une introduction partielle en Bourse. Initiée en 2002, l'opération avait été stoppée à la dernière minute fin 2005. Depuis, Areva ne cesse de réclamer des moyens financiers supplémentaires pour faire face au réveil du nucléaire dans le monde. Le groupe prévoit 12 milliards d'euros d'investissements d'ici à 2012 pour décrocher 30 % des 200 réacteurs qui seront commandés, selon lui, sur la planète. Areva veut construire pas moins de six réacteurs par an à terme, selon Luc Oursel, le patron de la branche réacteurs et services.deux inconvénientsLe schéma retenu présente deux inconvénients majeurs. Il mécontente syndicats et salariés qui s'interrogent sur les conditions de survie d'Areva, amputé de T & D qui a généré 50 % du résultat opérationnel du groupe en 2008. Et il risque d'être temporaire. « Nicolas Sarkozy n'a pas complètement renoncé à une opération plus industrielle », affirme-t-on au gouvernement, en faisant allusion au projet de rapprochement avec Alstom, sous la houlette de Bouygues, dessein qui a longtemps eu les faveurs de l'Élysée.

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