Nicolas Sarkozy, président hyperactif au repos forcé

ÉlyséeUn contexte de fatigue liée à une charge importante? » Le communiqué diffusé hier par l'Élysée, en liaison avec les médecins du Val-de-Grâce, où Nicolas Sarkozy avait été hospitalisé dimanche, laisse deviner qu'il y aura bien un avant et un après 26 juillet 2009.Aucun traitement médical n'a été prescrit au chef de l'État, juste « un repos relatif de quelques jours ». Un déplacement programmé aujourd'hui au Mont-Saint-Michel a donc été reporté. Tout comme la nomination de secrétaires d'État qui attendra la fin août. Demain, Nicolas Sarkozy présidera le Conseil des ministres, avant de partir pour trois semaines de vacances au cap Nègre, sur la Côte d'Azur, dans la résidence familiale de son épouse Carla Bruni.Dimanche en fin de matinée, Nicolas Sarkozy a, semble-t-il, été victime d'un coup de chaud pendant son jogging. L'Élysée a choisi de jouer la transparence, avec des communiqués fréquents et détaillés. Mais avec un message principal : malgré son malaise « lipothymique d'effort », Nicolas Sarkozy est resté aux commandes. Il a notamment été souligné qu'il n'y a pas eu perte de connaissance du chef de l'État. Il n'y a pas eu non plus vacance du pouvoir puisqu'il a reçu, dès dimanche, ses collaborateurs à l'hôpital « afin de se tenir informé de l'actualit頻.Hier matin, c'est à pied, entouré de sa femme et de ses conseillers, que le président a quitté le Val-de-Grâce, une image largement diffusée et destinée elle aussi à marquer l'opinion. François Fillon s'est aussitôt « réjoui » de « retrouver un président en pleine forme pour travailler avec lui ». Seule fausse note, alors que le communiqué de l'Élysée stipulait que l'incident de dimanche n'avait « ni cause ni conséquence cardiologique », Frédéric Lefebvre a parlé d'un « accident cardiaque ». Le porte-parole de l'UMP a dû faire une mise au point rapide.apprendre à déléguerReste que le malaise de Versailles aura des conséquences, notamment en termes de communication. Nicolas Sarkozy, 54 ans, a fait un atout de son image de président jeune et sportif. On ne lui connaissait qu'une faiblesse : des migraines à répétition. En octobre 2007, le chef de l'État avait également été opéré d'un abcès bénin à la gorge.« Omniprésident », présent sur tous les fronts, Nicolas Sarkozy devra désormais « se concentrer sur l'essentiel et apprendre à déléguer ce qui est secondaire », selon le politologue Stéphane Rozès « Les Français ne lui demandent pas de renoncer à être actif, mais ils demandent de la lisibilité et cela passe par la hiérarchisation. Bref, il n'est pas obligé d'être Superman en tout », a ajouté le président de la société CAP sur BFM TV.

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