Fillon finalise le chantier du Grand Paris

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Île-de-FranceAvec le chantier présidentiel du Grand Paris, François Fillon a entamé, hier, sa série de réunions interministérielles de rentrée. Au programme : la finalisation du projet de loi sur l'aménagement de la région parisienne qui devrait être examiné à la mi-septembre en Conseil des ministres et débattu durant l'automne au Parlement. Dès aujourd'hui, la concertation avec les élus locaux va débuter.Procédures accélérées Mais avant même cette concertation de façade, les grandes lignes du projet ont été arrêtées. Côté gouvernance, un établissement public, sur le modèle de celui du quartier de La Défense, sera chargé de la maîtrise d'ouvrage des futurs équipements de transport, en particulier le réseau ferré automatique de 140 kilomètres. Des procédures accélérées dérogeant aux règles d'urbanisme devraient être votées. De même, plusieurs établissements publics de développement devraient voir le jour dans les principales zones à aménager. L'État se réservera par ailleurs la maîtrise foncière dans un rayon d'un peu plus d'un kilomètre carré autour des nouvelles gares. Autant de perspectives que les élus locaux, y compris certains UMP, considèrent comme des amputations de leurs pouvoirs actuels.Le second volet du projet du Grand Paris est financier, le chantier devant mobiliser entre 23 et 35 milliards d'euros d'ici à 2025. Gilles Carrez, le rapporteur général du budget de l'Assemblée, devrait remettre dans les prochains jours le rapport définitif que lui a commandé Fillon sur le sujet. L'affectation d'une part du futur grand emprunt ne pouvant être annoncée avant que la Commission Juppé-Rocard, mise en place mercredi, ne rende ses conclusions, le gouvernement devrait cependant retenir l'option du recours aux marchés pour financer une part des infrastructures. La mise en place de partenariats publics-privés (PPP) devrait aussi être retenue. Mais surtout, les usagers comme les entreprises franciliennes seraient mis à contribution via l'augmentation de taxes (d'équipement, de séjour, sur les bureaux, etc.). Les automobilistes mettraient également la main à la poche avec la hausse des contraventions et la création de péages sur certains nouveaux tronçons. P. C.

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