La restauration s'engage à créer 40.000 emplois
La Tribune
La Tribune
Les états généraux de la restauration, organisés hier à Bercy, avaient des airs de fête. Les professionnels espéraient la baisse de la TVA sur la restauration de 19,6 % à 5,5 % depuis plus de dix ans. Alors, lorsque le secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme et des Services, Hervé Novelli, a officiellement annoncé la mise en place de la TVA réduite dès le 1er juillet, le parterre de restaurateurs s'est levé pour l'applaudir longuement.Hervé Novelli a tenu à rappeler aux restaurateurs que la baisse de la TVA n'est pas un aboutissement, mais un point de départ, qui doit permettre au secteur de « préparer l'avenir ». Cette mesure coûtera plus de 2 milliards à l'État. Il n'est donc pas question que les restaurateurs se contentent de profiter de cette bouffée d'oxygène pour améliorer leurs bénéfices. Le « contrat de confiance » (non contraignant) conclu avec les organisations professionnelles porte sur plusieurs mesures concrètes.« Contrat de confiance »Cette baisse devra tout d'abord être visible pour les consommateurs dès le 1er juillet. L'intégralité de la baisse de la TVA, soit 11,8 %, devra être répercutée sur le prix de sept produits choisis dans une liste de dix produits tels que l'entrée, un plat chaud, un plat du jour, un menu enfant, le café ou la bouteille d'eau. L'ancien prix, barré, devra figurer sur la carte. Les restaurants qui ajusteront leurs prix seront signalés par un autocollant affirmant : « La TVA baisse, les prix aussi?! »L'État espère aussi que les restaurateurs mettront cet avantage à profit pour améliorer leur image auprès des salariés. Ce qui devrait leur permettre de recruter 40.000 salariés d'ici deux ans, dont la moitié en apprentissage. Car la profession peine à séduire les jeunes, alors qu'elle est trop souvent citée pour l'emploi de travailleurs clandestins. Hervé Novelli a annoncé l'ouverture de négociations sur les salaires avec les syndicats, qui avaient unanimement décidé de boycotter les états généraux. Un accord est souhaité avant la fin de l'année. Enfin, les restaurateurs sont appelés à moderniser leurs établissements. Un système de prêts bonifiés portant sur 1 milliard d'euros sera mis à leur disposition par Oséo. Dans deux ans, l'État et les restaurateurs se retrouveront pour faire le bilan.
La Tribune