Cacophonie sur les ventes à découvert

égulationDans une interview à « La Tribune », en janvier dernier, Jean-Pierre Jouyet, président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), fustigeait le manque d'Europe s'agissant des divergences de règles d'un pays à l'autre. Et en particulier sur les ventes à découvert. Mais la cacophonie, déplorée en septembre 2008 au lendemain de la faillite de Lehman Brothers, se poursuit. Ces derniers jours, les régulateurs belge et italien ont décidé de prolonger, jusqu'au 21 septembre et au 31 juillet respectivement, les restrictions portant sur cette technique consistant à vendre un titre non détenu dans l'espoir de le racheter ensuite à un meilleur prix pour les valeurs du secteur financier. En revanche, l'autorité néerlandaise a décidé de lever l'interdiction, à compter du 1er juin, tout en introduisant des obligations de transparence. Difficile pour les intervenants de s'y retrouver.En septembre 2008, c'est la Financial Services Authority (FSA), de concert avec la Securities and Exchange Commission (SEC) et le régulateur irlandais, qui avait donné le coup d'envoi aux interdictions des ventes à découvert sur les valeurs financières, pour enrayer la chute des cours et la mise en danger d'établissements financiers. Les autres régulateurs n'ont eu d'autre choix que de suivre, pour éviter des arbitrages. La SEC a été la première à faire marche arrière, dès le mois d'octobre, suivie par la FSA à la mi-janvier. En France, la restriction, portant 15 titres et obligeant les vendeurs à s'être assurés avant la transaction d'une couverture à 100 %, n'a pas été levée. Le collège de l'AMF doit encore trancher sur le régime permanent des ventes à découvert. C. FR.

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 0

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

Il n'y a actuellement aucun commentaire concernant cet article.
Soyez le premier à donner votre avis !

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.