Le moteur du rebond s'essouffle
La Tribune
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chronique du consensusDurant six semaines consécutives, les investisseurs ont pu profiter d'un rally boursier important (+ 24,5 % pour le DJ Stoxx 600), même s'il n'aura pas suffi à effacer la baisse de 25,8 % qui l'avait précédé. Phénomène typique de rebond technique dans un marché baissier, la reprise fulgurante des marchés actions à partir du 9 mars dernier a été portée par les secteurs ayant été les plus massacrés, à savoir les banques (+ 79,9 %), les assurances (+ 58,9 %), les services financiers (+ 47,7 %) ou encore les produits de base (+ 38,8 %). Preuve de cette inversion des rôles, le coefficient de corrélation entre les performances sectorielles enregistrées entre le 6 janvier et le 9 mars, puis entre le 9 mars et le 17 avril atteint un niveau de ? 90,1 % ! Mais depuis le 20 avril, les marchés actions semblent hésiter à maintenir leur pari de recovery des secteurs initialement massacrés. Reste-t-il un potentiel de hausse en Europe qui serait nourri par le ralentissement du rythme des révisions à la baisse des bénéfices ? Cela n'a rien d'évident. Depuis octobre 2008, les analystes révisent de 10,8 % en moyenne tous les mois à la baisse leurs anticipations de profits pour 2009, contre une révision baissière mensuelle maximale de 8,7 % enregistrée au cours du cycle baissier de 2000-2003? Au 21 avril, les révisions atteignaient encore ? 10,1 % sur un mois. Si nous ne sommes plus au niveau du mois de novembre, où elles avaient atteint - 18,3 %, celles-ci restent tout de même très mal orientées. D'autant que, selon nos calculs, les analystes surestimeraient encore les bénéfices réalisés par les entreprises européennes en 2009 d'environ 20 % au minimum. En effet, selon notre modèle de prime de risque, les bénéfices du DJ Stoxx 600 devraient baisser de 37 % en 2009 pour justifier les cours du 20 avril, après une baisse de 28,7 % en 2008. Sachant que le consensus n'attend qu'une baisse des bénéfices de 7,1 %, les révisions à la baisse ne sont pas prêtes de se tarir ! nles analystes surestimeraient encore les bénéfices réalisés par les entreprises européennes en 2009 d'environ 20 % au minimum.Par Jean-Luc Buchalet (en haut) et Pierre Sabatier; respectivement présidents de Pythagore et de PrimeView.
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