Latour-Marliac s'expose à Giverny

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AQUITAINE/HORTICULTUREEn rachetant en 2007 Latour-Marliac, installée au Temple-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne, Robert Sheldon a voulu redynamiser cette entreprise qui périclitait malgré son potentiel, riche de 150 variétés de nénuphars. Il a déjà redressé la barre puisque le chiffre d'affaires est passé de 45.000 euros au moment du rachat à 150.000 euros en 2008. Et depuis le début de l'année, il est en progression de 35 % par rapport à l'année dernière. Vénérable maison créée en 1875 par Bory Latour-Marliac, cette entreprise s'est spécialisée dans la création de nénuphars hybrides, superbement colorés, qu'elle commercialisait dans le monde entier par correspondance. À l'époque, c'était une révolution pour les amateurs qui ne connaissaient que les nénuphars blancs. Conscient de l'engouement qu'allait provoquer cette nouveauté, Bory Latour-Marliac présente ses nénuphars à Paris, à l'Exposition universelle de 1889 où les découvre Claude Monet. Ce dernier passe une première commande à Latour-Marliac en 1894 pour peupler son jardin d'eau à Giverny; il en achètera encore en 1906 et 1912. Ils lui inspireront son célèbre tableau, « les Nymphéas », peint vers 1914.L'entreprise, qui a conservé précieusement ses archives, a prêté cette première commande et deux catalogues de 1904 et 1908 pour l'exposition « Le jardin de Monet à Giverny, l'invention d'un paysage » qui a lieu du 1er mai au 15 août au musée des Impressionnismes à Giverny. Cette exposition doit permettre de comprendre la démarche de Claude Monet, peintre d'un jardin qu'il a lui-même créé.Une belle reconnaissance pour Latour-Marliac, sous l'égide de l'Américain Robert Sheldon. Passionné par les nénuphars et les jardins d'eau, il est venu en France en 2003 pour passer un doctorat en affaires internationales à Sciences po Paris, a enseigné le marketing et l'entrepreneuriat à la Sorbonne et à HEC, puis est resté. Repris en 1991 par les Stapeley Water Gardens, société britannique, Latour-Marliac transformé en jardin botanique ne vendait plus beaucoup de nénuphars. cap sur internetRobert Sheldon continue à en faire un lieu de visite avec notamment l'aménagement d'une terrasse en 2008, la création d'une cuisine professionnelle cette année, et la perspective de faire de la propriété un lieu d'accueil pour des événements privés. Ses bassins anciens et ses nénuphars constituent un cadre idéal. Mais il veut surtout réorienter Latour-Marliac sur son métier d'origine : la vente de nénuphars par correspondance grâce à Internet, cette fois. n

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