Stéphane Richard, un dauphin en formation à France Télécom
La Tribune
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Demain 1er septembre, Stéphane Richard fait sa rentrée des classes. Après deux mois de vacances ? il a quitté le 2 juillet le cabinet de Christine Lagarde qu'il dirigeait, il prend ses nouveaux habits de directeur général délégué de France Télécome;lécom. Un costume taillé sur mesure pour lui permettre d'entrer dans le groupe dont il est censé prendre la tête au printemps 2011, à l'issue du mandat de PDG de Didier Lombard. « France Télécome;lécom ? s'interroge Stéphane Richard à voix haute, c'est un choix structurant pour l'avenir. Quand on avance en âge, les perspectives changent. J'ai le bon âge. » Il a eu 48 ans la semaine dernière.Il faut dire que son départ précipité de Veolia Transport en mai 2007 a laissé des traces. Il était alors patron depuis tout juste quatre ans d'un groupe confronté à un certain nombre de défis à moyen terme, dont l'ouverture à la concurrence du marché français du transport ferroviaire. « C'est vrai que je n'ai pas eu le temps d'organiser mon départ. Mais, quand Jean-Louis Borloo m'a appelé pour prendre la direction de son cabinet au ministère de l'Économie, je n'ai eu que 24 heures pour réfléchir », plaide-t-il aujourd'hui? sans regret : « Ce choix, je l'assume. » Ce père de cinq enfants (de 3 ans à 18 ans) accepte le reproche qui lui a été fait d'homme impatient. « Mais avec l'âge, je le suis moins. J'ai appris à construire. »Le poste de patron de France Télécome;lécom mérite bien quelques efforts pour rassurer et donner des gages. Pas évident pour homme plutôt jaloux de sa liberté. parcours d'intégrationDe fait, pour parer aux critiques de parachutage, Didier Lombard et son successeur désigné ont convenu ensemble d'un parcours d'intégration, de transition et de transmission. Il fera ses « classes » à l'international. Un vrai risque alors que l'expérience des grands groupes français montre que les dauphins officiels désignés trop tôt sont rarement les successeurs le jour J? La prise de pouvoir pourrait-elle intervenir avant le printemps 2011 ? « Avec Didier Lombard, on veut se donner les moyens de faire comme on a prévu », balaye Stéphane Richard. Le patron de France Télécome;lécom a réussi à mettre quelques conditions à l'arrivée de ce proche de Nicolas Sarkozy.Il ne pense pas avoir à prouver qu'il a le profil pour le poste. Il est vrai que son parcours est impressionnant. Après un premier passage en cabinet ministériel avec Dominique Strauss-Kahn à l'Économie, il part s'occuper de l'immobilier de la Générale des eaux. L'affaire, aujourd'hui rebaptisée Nexity, lui aura permis de faire fortune. On parle de 35 millions d'euros. « C'est un bon ordre de grandeur », reconnaît-il. Et son ambition et sa « vision » avaient séduit chez Veolia Transport. Il a tout de même un handicap : HEC et l'ENA sont deux écoles certes prestigieuses, mais qui laissent sceptiques les bataillons d'X-Télécom de l'opérateur. Le dernier patron de France Télécome;lécom issu d'une école de commerce, Michel Bon (Essec), n'a pas laissé que des bons souvenirs. nPortrait
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