L'amélioration de la conjoncture a aidé les filiales des banques françaises
La Tribune
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La publication des résultats du deuxième trimestre et du premier semestre 2009 des quatre grandes banques françaises a confirmé la bonne résistance de BNP Paribas à la crise et, à un degré moindre, de Crédit Agricolegricole. En revanche, Société Généralecute; Générale, qui n'a certes pas perdu d'argent sur les six premiers mois de l'année, et Natixis en subissent toujours le contrecoup.Sur le métier de gestion d'actifs, les comptes semestriels montrent un léger mieux en raison, il est vrai, d'un effet de base en 2008 très mauvais. Ainsi, BNP Paribas Investments Partners (BNPP IP), Crédit Agricolegricole Asset Management (CAAM) et Natixis Global Asset Management (NGAM) ont vu leurs encours augmenter respectivement de 9,21 %, 3,32 % et 6,56 % au 30 juin 2009 par rapport au 31 décembre 2008. À l'inverse, Société Généralecute; Générale Asset Management (SGAM) a encore enregistré un recul de ses encours de 2,64 % sur la période. Par rapport à 2008, la filiale de la banque rouge et noir a nettement freiné l'érosion de ses actifs sous gestion mais n'a pas su inverser la tendance, au contraire de ses concurrentes.BNPP IP, CAAM et NGAM ont su tirer parti d'une amélioration de la conjoncture. La hausse des encours s'explique principalement par un effet marché positif. Après un point bas touché en mars 2009, les marchés d'actions ont fortement rebondi jusqu'en juin. À titre d'exemple, l'indice CAC 40 a pratiquement gagné 24 % entre le 3 mars et le 30 juin. À l'exception de SGAM, BNPP IP, CAAM et NGAM affichent une progression de leurs encours entre le premier et deuxième trimestres 2009 (voir tableau ci-contre). À cela s'ajoute une collecte nette positive. Sur ce point, si NGAM se distingue avec 14,2 milliards d'euros de souscriptions nettes, SGAM fait encore office de mauvaise élève avec une décollecte nette de 5,3 milliards d'euros, principalement sur des produits de gestion alternative.Par ailleurs, « l'amélioration du mix produit a aussi joué positivement, avec des arbitrages entre fonds monétaires et obligataires en faveur de ces derniers. En effet, la baisse des taux a permis une appréciation des valeurs liquidatives des fonds obligataires, indique Vincent Lefevre, associé du cabinet de conseil Eurogroup. Cela est plutôt favorable en termes de revenus pour les sociétés de gestion, puisque le monétaire est la classe d'actifs la moins rémunératrice ». Les quatre sociétés de gestion ont ainsi vu leur PNB (produit net bancaire) augmenter entre le premier et deuxième trimestres 2009, principalement en raison de la progression des commissions de performance et de gestion. Quant aux résultats, « la réduction des coûts se traduit par des coefficients d'exploitation stables, voire en baisse d'un trimestre sur l'autre, ce qui permet de compenser la contraction des revenus », déclare Vincent Lefevre.facteurs conjoncturelsToutefois, ces PNB sont encore en forte baisse par rapport au 31 décembre 2008. De même, quand on analyse le résultat net part du groupe (RNPG) de ces sociétés de gestion au deuxième trimestre 2009, on constate qu'ils sont en retrait par rapport à ceux du deuxième trimestre 2008. À titre d'exemple, le RNPG de NGAM ressort à 55 millions d'euros, contre 66 millions d'euros douze mois plus tôt. Chez CAAM, le pôle gestion d'actifs, assurance et banque privée affiche un RNPG de 370 millions d'euros entre avril et juin, en hausse de 53 % par rapport au premier trimestre 2009. Mais sur le semestre, il recule de 26,3 % par rapport au premier semestre 2008. Le « redressement » de l'industrie est davantage lié à des facteurs conjoncturels que structurels. Si les acteurs se veulent confiants pour le second semestre, qui pourra être difficilement pire qu'en 2008, en se basant sur un bon deuxième trimestre, ils restent toutefois prudents, l'horizon économique et financier n'étant pas complètement dégagé. n
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