BPCE affirme son ambition européenne dans le domaine des paiements
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BanqueOpérationnel depuis le 3 août, BPCE n'a guère tardé à passer à l'action. Outre la garantie apportée à Natixis, sa filiale à 71,54 %, qui a fait bondir le titre de 48 % en deux séances, le groupe issu de l'union des Caisses d'Épargne et des Banques Populaires a annoncé la semaine dernière un projet de création d'un opérateur de paiements unique.« Nous avons rapidement identifié que ce domaine recelait un potentiel de synergies, car il n'avait pas été traité lors de la fusion qui a donné naissance à Natixis », note François Riahi, directeur général adjoint, qui pilote la définition du projet stratégique de BPCE avec le soutien des experts de McKinsey. L'idée : rassembler les pôles spécialisés des deux groupes au sein de Natixis Paiements, et bénéficier de la taille de BPCE pour constituer un champion national, avec 20 % à 25 % du marché.Le nouvel ensemble gérerait 13 millions de cartes bancaires et traiterait 7 milliards d'opérations de masse, 5 millions de gros montants et 1,1 milliard de transactions carte.« Nous avons opté pour un modèle ouvert, entrepreneurial et partenarial, en nous appuyant sur la clientèle historique des Caisses d'Épargne et des Banques Populaires ainsi que sur la clientèle externe de Natixis Paiements ? plus de 60 clients externes dont HSBC France ? que nous souhaitons continuer à élargir », explique François Riahi.Cette activité constitue un enjeu concurrentiel fort avec la montée en puissance du Sepa, l'« espace unique de paiements en euros » dont le volet virements est en ?uvre depuis janvier 2008. À travers cette opération, BPCE indique en effet « intégrer les conséquences du Sepa, avec l'intention de se positionner en vue d'une éventuelle consolidation au niveau français, voire européen ». Tout en consolidant les « services financiers spécialisés » comme l'un des trois « métiers c?ur » de Natixis, au côté de l'épargne et de la banque d'affaires (lire « La Tribune » du 27 août).nouveaux produitsOutre les synergies de coûts liées à l'utilisation, à plus grande échelle, d'une seule plate-forme, le projet doit permettre au groupe de développer, à moindre coût, de nouveaux produits tels que les paiements mobiles ou en ligne, pour renforcer la position concurrentielle des réseaux de détail. BPCE prévoit d'entamer la consultation des instances représentatives du personnel à l'automne, en vue d'entamer la mise en ?uvre opérationnelle à partir du premier semestre 2010. La construction de la plate-forme unique devrait prendre environ deux ans. Le groupe, qui indique ne pas avoir, à ce stade, de visibilité sur l'effectif cible de cet opérateur unique, rappelle l'engagement pris par son président, François Pérol, selon lequel il n'y aura pas de départ contraint. Benjamin Jullie
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